DzActiviste.info Publié le lun 5 Août 2013

Réponse à M. Guenoun ahmed

Partager

La présidentielle à venir est sans enjeux pour moi.  Et dans le panier de crabes prétoriens qui confisque la souveraineté de la nation je n’ai ni préférence ni choix à faire.

N’ayant jamais été dans les rouges de l’État je ne saurais faire le tri et « séparer le bon grain de l’ivraie. » Je m’en tiens aux faits et à eux seuls. La répression des manifestations de Kabylie et particulièrement de la marche du 14 juin 2001 s’est déroulée sous le gouvernement Bouteflika-Benflis, ou Benflis-Bouteflika (peu importe). Devant la centaine d’assassinats de citoyens de Kabylie, Mr Benflis n’a pas remis sa démission, il a même endossé la décision du 18 juin 2001 qui interdit à ce jour l’organisation de marche à Alger. L’implication d’islamistes dans la répression n’a pas incité le chef de gouvernement de l’époque,  Bâtonnier de l’ordre des avocats de par ailleurs, à ouvrir une enquête pour punir les auteurs de ces atteintes gravissimes au droit et à la légalité. Et, si Mr Benflis avait à ce point à cœur le service de l’État comment peut-il justifier que le corps de la gendarmerie a été le seul comptable des évènements de Kabylie, et que L’Etat sous son gouvernement a accepté de retirer l’un de ses instruments régaliens d’une portion du territoire national. Mr Ahmed Guenoun, nous expliquera tout cela.

Sur le second plan, même s’il dit partager l’essentiel de mon positionnement, Mr Ahmed Guenoun, prône pourtant « un État algérien semi-confessionnel » (qui est en fait en place depuis le coup de force du Majestic et dont la crise perdure depuis l’arrivée de Chadli Bendjedid Bendjedid  aux gouvernes du pays), et me promet « une démocratie musulmane », qui va  « intégrer et respecter totalement les droits des minorités culturelles et cultuelles ». S’il est capable d’identifier ces « minorités culturelles et cultuelles », c’est que Mr Ahmed Guenoun peut nous éclairer sur cette « majorité » « culturelle » et « culturelle » porteuse des « nobles valeurs positives nationales » !

Je passe sur l’occultation totale de la perspective de théorisation de l’État algérien, et m’arrête juste sur la récusation de ma dénonciation du statut de Dhimmis politique où sont relégués des citoyens algériens pour cause de leurs convictions. Si le musulman a pleinement la possibilité d'exercer son culte, est-il possible d’en dire autant du citoyen de confession judaïque, chrétienne, ou d’un algérien athée. Puis-je, un jour de Ramadan, m’attabler à la place Maurice Audin pour prendre un café ? Ce droit je le revendique face à l’État algérien semi-confessionnel, tout en réitérant mon serment de ne jamais me soumettre à une théocratie dénoncée au moment même de l’adoption des fondements de notre état national.


Nombre de lectures: 233 Views
Embed This