DzActiviste.info Publié le sam 15 Nov 2014

Réponse aux commentateurs français du journal « Le Point  » par Djameledine Benchenouf

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15495_10203941132141772_212401715905594017_nVoici la réponse que j’ai faite à certains lecteurs du journal Le Point, qui pensent benoïtement que le régime algérien ne paie pas les factures de soins de ses barons, lorsque ceux-ci vont soigner leurs bobos en France. Là où ils planquent leurs fortunes, et où ils lavent leur argent sale:

Ils se demandent qui paie, en profitent pour ruer des quat fers, laissent exulter leurs vieilles rancoeurs, et parviennent difficilement à cacher une haine rance et tenace, contre tout un peuple, au prétexte de s’inquiéter de la façon dont sont gérés les fonds publics, et les cotisations des salariés.

Je les rassure tout de suite. Non seulement les barons du régime algérien, tous les barons, se soignent en France, même pour de petits bobos, mais ils paient cash, avec l’argent des salariés algériens, puisque leurs frais médicaux, en France et ailleurs, sont pris en chaarge par la sécu algérienne, alors que les citoyens algériens lambda crèvent de maladies du’n autre âge, dans des mouroirs qui portent le nom d’hopitaux, où règnent l’incompétence et l’improvisation. Des malades en phase terminale se tordent de douleur, parfois se jettent dans le vide, pour abréger leurs souffrances, parce que les traitement anti-douleur ne sont pas à la portée de tout le monde. Il faut montrer patte blanche.

Mais qu’on se rassure dans les chaumières françaises. Les barons du régime, qui se soignent habituellement dans les meilleurs établissements hospitaliers de France, comme l’hopital américain de Neuilly, le Val-de-Grâce et d’autres, et qui s’offrent même des séjours au Cedars-Sinaï, à Los Angeles, paient rubis sur l’ongle.

La facture qui a traîné un peu en France, et qui a fini par être réglée par le régime, parce que celui-ci ne voulait pas d’une polémique qui aurait pu atttirer l’attention sur ses pratiques chafouines , était dûe à un cumul de soins impayés dispensés à des Algériens de passage en France, ou qui ont fait exprès de venir se faire soigner en France, sachant qu’ils ne pouvaient pas payer, et qui se sont dits que de toute façon, s’ils n’agissaient pas ainsi, ils allaient mourir, ou plutôt pourrir sur pied. Et donc ils ont osé, et ils ont bien fait. En fin de compte, leurs soins ont été reglés. Cela s’est poduit à trois reprises, en quelques années, et l’Algérie a tout réglé.

Ceci étant dit, le plus grave ne se trouve pas dans cette affaire. Il faut savoir que ce régime a engrangé 800 milliards de dollars, des seules exportations hydrocarbures, pendant les quinze dernières années. Il aurait pu, s’il avait un tant soit peu de compétence, propulser le pays à un niveau qui aurait permis au moins à ses dirigeants, de bénéficier de soins moyennement passables. Au lieu de cela, il a transformé l’Algérie en bazar chinois, pour anesthésier les populations, pour les transformer en tubes digestifs turbo.

Il a extirpé de la société toutes ses valeurs ancestrales, ses moindres repères. Ses institutions, copiées sur celles de la France, ne sont que des façades en trompe-l’oeil.
En fait, et de fait, c’est une mafiocratie, doublée d’une médiocratie. Et devinez qui soutient ce régime prédateur, vous tous qui faites tout un foin pour de prétendues factures impayées. C’est la France !

Qui a couvert les carnages de populations civiles, par un terrorisme pédagogique orchestré par les généraux algériens, c’est la France, qui est allée jusqu’à couvrir l’assassinat de ses propres compatriotes, comme les moines trapppistes, entre autres.

Et pourquoi la France a perpétré cette ignominie ? On vous répondra, bien sûr, que c’est pour la bien commode raison d’Etat. Cela n’est vrai qu’en partie. Parce que si la France jouit en effet de contrats mirobolants, à des prix anormaux, dans une totale opacité, le régime n’en arrose pas moins de très nombreux politiciens français, et même de hauts responsables sécuritaires, dont un ancien patron de la DST. Le régime algérien a corrompu un nombre effarant de politiciens et de patrons de presse français. Je signe ce commentaire de mon nom, je suis journaliste, et je suis prêt à assumer ce que j’avance. Alors, de grâce, il faut arrêter de rajouter du mépris au mépris que nous dispense notre propre régime. Ce que subit le peuple algérien, depuis la pseudo indépendance, qui n’a jamais vraiment eu lieu, c’est à cause de l’Etat français.

Et enfin, pour finir ce que j’avais à dire, encore que toutes les pages du Point ne me suffiraient pas, je veux juste signaler les graves compromissions, voire la connivence de l’Etat français, de gauche comme de droite, avec une mafiocratie dont la plaque tournante de toutes les prédations qu’elle commet sur le peuple algérien, est le territoire français.

Une partie importante des fortunes de ces criminels transite par la France, où elle est blanchie, voire même où elle est investie, souvent en biens immobiliers.

La pseudo coopération franco-algérienne, si elle est en effet très fructueuse pour la France, qui a toujours été le premier partenaire économique de l’Algérie, avant que la Chine vienne jouer le trouble-fête, est du gagnat-gagnant pour la France, et du perdant-perdant pour l’Algérie. Mais c’est surtout du gagnant-gagnant pour les crapules des deux côtés, pour ceux qui arrosent, et pour ceux qui sont arrosés, en bon argent, dans des comptes lontains, en plus du financement de campagnes électorales, de commandes d’études et de Conseils bidons à des pompes à fric détenues par les politiciens français.
Les rares journalistes français qui ont tenté de s’interesser à ces affaires glauques, comme Jean-Baptiste Rivoire, entre quelques autres, se sont vus freinés par leurs propres médias. Les réseaux et les lobbies pro-régime algériens, souvent placés sous la houeltte de politiciens et d’ex patrons sécuritaires français, font du « bon » travail ». Un travail d’étouffoir, qui empêche la vérité de se faire, sur cette crapuleuse association. Le moment est peut-être venu, pour une vraie coopération, entre les peuples français et algérien. Il est temps de jeter l’eau du bain. Trop crade. Il est temps que le peuple français sache que les Algériens, ceux qui souffrent de leur régime, et des politiciens français, ne sont pas leurs ennemis. Merci

Djamaledine BENCHENOUF
http://www.lepoint.fr/sante/pourquoi-abdelaziz-bouteflika-a-choisi-la-clinique-d-alembert-14-11-2014-1881305_40.php


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