DzActiviste.info Publié le ven 31 Mai 2013

Respiration, liberation, voyages intérieurs.

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the-interior-trip-begins-le-voyage-intérieur-commence-2010-acrylic-acryliqueOn dit par là, aux accablés par la vie : qu’ils ont raté le train…qui les a laissé choir sur les quais, tous ces oubliés de la vie, qui avaient tardé à l’éveil, qui s’étaient laissé, comme beaucoup de nous vaincus par le système et la communauté d’interdits. Qui s’étaient laissés, forcés, sur les bords de chemins à regarder vivre les vivants usurpateurs arrogants.

A toujours broyer du noir. Et pour mon salut d’enfant de prolo. Je m’accroche, à l’idée de labeur.

Et qu’est ce, enfin, se dit l’homme, fatigué, qu’est ce vraiment Travailler ?
Est-ce Produire afin de faire rêver, inspirer l’amour ?
Ou filer droit, faire tout pour les gratifications des fins de mois, des fins d’années ?
Aujourd’hui, comme toujours pour nous opprimés (d’ailleurs je m’en fous), nous restons, condamnés toujours à louer nos bras, pour des salaires mêmes de misères.
Et heureux les bienheureux désaliénés Qui possèdent cœur, raisons et moyens intelligents…
Et pourquoi pauvre fou que je suis, rien ne me satisfera tant que mon « art d’écrire » ne s’accomplit, si mes yeux ne se satisfont pas de mes écrits…

Je sais ne plus pouvoir recommencer, à cause de l’âge qui fatigue, les études. Et , d’avoir cru que seules aux universités, existent les recettes pour les libertés de ne plus être soumis, m’avait laissé, défait, livré à l’irrespect pour les pauvres malotrus, sous les risées, l’ironie des Erudits-Arrivés dont la gentillesse tout de même, leurrés, avait permis des mots compréhensifs balancés de vos êtres rabaissés à mon niveau, de « doux rêveur » blessé et laissé dans l’espoir vain, de conquérir le respect absolu des coquins…recouvrir les sérénités réelles apaisantes, comme celles durant ce chemin d’adolescence sans jamais me laisser aux faiblesses, ces désirs de jeunes gens interdits d’avant le …lien sacré.
Et en exil les choses ont bien changé, les gens libérés, pensent différemment. Ce qui était interdit au village au pied de la montagne semblait nul et non avenu chez les modernes…

Etaient ce le manque de moyens pour moi, dans les villes pourvues, qui m’avaient fait manquer de foi à l’érudition ?
L’exil était il les causes, d’avoir failli à mon âge de non averti, de l’ivresse d’un occident fascinant ?
Dans les « ténèbres » les solitudes loin des miens, de mon pays, j’avais tant crains l’échec Que je m’étais aidé, aussi dans les bras des filles, à « sombrer dans les précipices » ?
Mais pourquoi se cacher que d’avoir été tant aimé, m’avait comblé et suffit ! Pour les gens sereins, l’amour n’est il pas totalité ?

Mais pour te séduire, t’aimer encore, pourquoi mes condamnations, à jouer à te snober, dans ces éternelles fuites, à faire semblant de t’ignorer… A te taquiner afin de te faire tôt ou tard tomber dans mes rets ?

Mais pour te mériter, je me dois toujours Être Fort Et Libre à tes côtés. Sans être un poids ou te contraindre. Dans cet éternel jeu de t’épater, de constamment te faire rêver : pour fuir l’enfer des villes modernes nous irons dans ce vaste désert du SUD de mon pays, s’oublier à vivre de rien, juste de contemplation au milieu des bédouins.

Ou je t’emmènerai visiter les ruines de Tipaza et ses belles plages. C’était le lieu de prédilection d’Albert camus, l’immense écrivain, qui ne s’était jamais trompé dans la description des beaux sites sauvages. Si à défaut aujourd’hui l’Algérie n’est plus, nous découvrirons armés de notre seule foi d’autres pays

Boghni le 31/05/2013
Amokrane Nourdine


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