DzActiviste.info Publié le sam 6 Avr 2013

Ressortissants algériens en Afrique du Sud. De la barque au cercueil.

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Par Amar Cheballah

TO GO WITH STORY BY ALEXANDRA LESIEUR AIl y a à peine deux jours, un jeune kabyle originaire de Mechtras est renvoyé dans un cercueil de l’Afrique du Sud. La dépouille, la dixième au bout de quelques mois seulement, a du attendre des semaines dans différents aéroports pour être rapatriée chez elle, dans sa terre natale au Djurdjura. Selon de nombreux témoignages recueillis auprès de nos ressortissants résidents en Afrique du Sud, les conditions de vie sont « cauchemardesques ». On évoque la vie en ghettos et des conditions de travail infernales. « A de nombreuses reprises, on a fait l’objet de représailles de la part des populations autochtones qui nous accusent de voler leurs emplois ». Et d’ajouter : « On a été mitraillés plusieurs fois sans que cela n’émeuve les autorités algériennes ».

De nombreux citoyens algériens, notamment kabyles, sont actuellement présents en Afrique du Sud, dont une partie en situation de grande précarité. Ils seraient plus de 3000 jeunes kabyles à y travailler dans des conditions plus que précaires, pour la subsistance quotidienne de leurs familles. La majorité d’entre eux est partie avec les moyens de bord, le plus souvent la harga, en vidant les économies de plusieurs décennies de leurs parents. Aujourd’hui encore, la jeunesse kabyle est victime de discriminations dans son pays d’origine, mais également dans son pays de résidence. Les préjugés sont tenaces envers cette population soupçonnée de se livrer à l’activité politique et à la désobéissance civile et intellectuelle vis-à-vis du régime en place. Or, la jeunesse kabyle, comme le montrent si bien la résistance lors de la prise de la Régence d’Alger lorsque plus de 50 000kabyles trouvèrent la mort les armes à la main sur les cotes de Sidi Fredj et l’insurrection du 1er novembre 1954 soulevée par la Kabylie, est d’un patriotisme pointilleux qui n’a pas son égal dans tout le reste de l’Algérie.

Constatant que l’accès à un emploi est la clé pour parvenir à une meilleure intégration et sortir de la précarité, les jeunes kabyles recourent comme durant les années de la colonisation à l’exil. Il faut souligner que toutes les entreprises qui ont été créées durant les années soixante dix et quatre vingt, ont été décapitées et remplacées par des casernes, sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Outre son taux de chômage le plus élevé du pays, la Kabylie est rangée par le désœuvrement collectif et les violences quotidiennes. De nombreuses communes et villages de l’arrière Djurdjura, sont vidés de leur citoyenneté et désertifiés par leur jeunesse contrainte à l’exil. Cette situation intervient alors que les réserves de change de l’Algérie ont atteint le chiffre stratosphérique de 200 milliards de dollars. De quoi investir pour transformer chaque région de l’Algérie en véritable pôle économique. En dépit de cette situation favorable qui permet aux autorités algériennes de venir à bout du chômage et des inégalités, deux jeunes kabyles sur trois sont contraints de s’expatrier pour trouver la dignité. Mais là ou le bas blesse le plus, c’est lorsque on constate le silence des dignes représentants du peuple algérien. Il est déplorable de constater que cette situation qui dure depuis des années et qui s’est dramatiquement accentuée avec l’arrivée de Bouteflika aux plus hautes destinées du pays, n’a jamais été évoquée par nos députés et sénateurs au sein des représentations du peuple.


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  1. Posté par A.Badjadja.

    Paix à l’âme de ce jeune algérien, Que Dieu Le Tout Puissant L’Accueille en Son Vaste Paradis.
    Condoléances émues à sa famille qui vient de perdre l’un de ses jeunes membres lequel certainement devait représenter l’avenir pour ses proches.
    Cela dit, pourquoi vouloir à tout prix faire une distinction entre Algérien et Kabyle ? Les Kabyles, de même que les Chaouis, les Mozabites, les Arabes, ne sont-ils pas d’abord et avant tout des citoyens algériens ? 50.000 kabyles morts à Sidi Fredj lorsque la population d’Alger atteignait à peine le chiffre de 55.000 habitants en 1830? Et hadj Ahmed Bey n’avait-il pas combattu à Sidi Fredj, où de nombreux constantinois qui formaient son contingent sont morts au champ d’honneur ?
    La Révolution « soulevée en Kabylie » ? Et le reste de l’Algérie est-il resté en spectateur? Ou bien a-t-il le tort de ne pas être kabyle ? Votre façon de voir les choses relève du racisme pur et simple. Si le régime algérien, ni Arabe ni Kabyle, est dictateur, c’est sur toute l’Algérie qu’il exerce son ignoble dictature. Alors, arrêtez de chercher à diviser les Algériens qui ont déjà suffisamment de problèmes pour se débarrasser d’une dictature qui n’a que trop duré. Inutile d’en rajouter !
    Abdelkrim Badjadja
    Consultant en Archivistique
    http://badjadja.e-monsite.com/
    http://badjadja.over-blog.com/
    Bonjour M. A Badjadja. Dans cette histoire, le seul raciste qui existe est le pouvoir et à sa tête Bouteflika qui veut solder des comptes du passé avec la Kabylie. Avec Kasdi Merbah qui l’a écarté du pouvoir en 1979. Avec cette Kabylie qui a refusé de lui accorder la main de l’une de ses filles. Avec Krim Belkacem. Avec les 536 maquisards kabyles qui ont sonné le glas de la colonisation et de tous empires coloniaux le 1er novembre 1954. Les faits têtus et vous ne pouvez rien faire. Oui selon les archives, plus de 50 000 kabyles moururent les armes à la main au moment ou le général De Bourmont et le Duc de Rovigo recevaient les clés de la Régence d’Alger. Oui la Kabylie a structuré l’insurrection du 1er novembre 1954. Oui la Kabylie à fourni l’essentiel des troupes de l’Emir Abdelkader. En quoi dire ces vérités est-il un signe de racisme ou de xénophobie ? Je ne suis pas raciste ni berbériste et encore moins makiste. Je me sens profondément algérien. A Constantine, à Oran, au Sud je me sens chez moi. Dire la vérité n’est pas cherché à diviser. Ceux qui cherchent réellement à diviser sont ceux qui refusent de regarder les choses en face, de bâillonner la vérité parce qu’ils ils n’ont pas été au rdv de l’Histoire. Je suis fier d’être l’héritier de l’Emir Abdelkader…Mais peut être que les racistes sont ceux là même qui ferraillent matin et soir pour retenir en otage l’histoire du pays, ceux là même pour qui le passé récent et immédiat de notre pays reste un cauchemar. Ce que ces bédouins, ces nomades et autres SNP de Ain Zana font subir à la Kabylie est une insulte à tous les patriotes algériens. C’est dans ce sens que j’ai écrit mon papier. Je vois mal un patriote oranais, constantinois ou un frère chaoui accepter ce que le pouvoir fait en Kabylie, parce que la Kabylie est l’âme de l’Algérie.
    Amar Cheballah

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