DzActiviste.info Publié le sam 29 Sep 2012

Révélations courageuses de Nourredine Abdelaziz, président de la commission nationale des révoqués du pénitentiaire (CNRP)

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Noureddine Abdelaziz, président de la commission nationale des révoqués du pénitentiaire (CNRP) affiliée au SNAPAP, a qualifié de scandaleux, les agissements de l’entourage du ministre de la justice, qui pour lui, ont tout fait pour que ce denier n’aperçut pas les révoqués du pénitentiaire, rassemblés devant le ministère le 23 septembre 2012, pour demander leur réintégration et dire non au licenciement des gardiens de prison pour des motifs d’ordre personnel.
Noureddine prend en exemple son histoire personnelle dans le ministère de la justice et raconte qu’en 2005, à l’époque du Ministre Tayeb Belaiz, le protocole du ministre qui s’appelle Samir Bourehil, avait tout fait pour salir l’image du secrétaire général du ministère, Dib Abdeslam, et cela dans l’objectif d’avoir la main mise sur les affaires internes du ministère. A cette époque, Noureddine était chef de la sécurité du même ministère.
En effet, Dib Abdeslam était secrétaire général au niveau du ministère de la justice et fils de chahid, premier magistrat à la cour suprême et propriétaire de plusieurs livres sur le droit en Algérie. Actuellement, il est le chef de la chambre administrative et commercial au niveau de la cour suprême d’Alger.
Samir Bourehil, Magistrat. Il travaillait comme protocole du ministre de la justice, une personne  qui a toujours exprimé son désir d’avoir la main mise sur les gardiens de prisons au niveau du ministère de la justice dont une partie est aussi responsable de sa sécurité, chose qu’il ne pouvait pas réaliser tant que Dib Abdeslam est toujours en place.
Noureddine révèle, que Samir Bourehil l’a obligé à inscrire le nom d’un certain ‘’ M’Hamed Tayeb Benouis’’ sur le registre des personnes qui ont rendu visite au secrétaire général du ministère. Un service refusé par Noureddine, pour cause, que c’est une action injuste et mensongère. Le protocole s’est juré qu’il payera cher sa désobéissance et finira par l’insulter avec tous les noms, déclare Nourredine.
Néanmoins, ce qui s’est passé avec le protocole a suscité la curiosité de Noureddine qui a fait une recherche pour avoir des informations sur cette personne et pouvoir comprendre les intentions réelles du protocole.
Sauf qu’il était surpris d’apprendre que M’Hamed Tayeb benouis est l’ex-directeur général d’air Algérie, poursuivi en justice par rapport à son implication dans l’affaire El-Khalifa et licencié juste après de son poste.
Noureddine révèle ce qui s’est passé entre lui et le protocole à Dib Abdeslam et ce dernier le rassura et lui demanda de ne plus s’inquiéter car il prendra personnellement en charge l’affaire.
Au bout de quelques jours, Dib Abdeslam ne pouvait plus contrer la pression mise sur lui et accepte le transfert de Noureddine Abdelaziz d’Alger à Ilizi pour passer six mois comme adjoint chef de détention, puis transféré à Ain Salah comme chef de détention.
Ce n’était pas là, la fin tragique de cet homme digne, car il a été licencié au bout d’une année et demie pour des raisons qui n’avaient aucun fondement. Tous ça, parce qu’il n’a pas accepté de marchander avec le protocole du ministère de la justice.
Des Noureddine, y’en a tellement en Algérie mais jusqu’à quand, ces dépassements dans le code de travail; continueront à exister dans notre pays. Jusqu’à quand, l’Algérie continuera à agir ainsi envers ses travailleurs et surtout, les plus honnêtes.


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