DzActiviste.info Publié le lun 19 Mai 2014

Révision de la Constitution : Bouteflika ne veut pas d’un Vice-Président ni de l’officialisation de la langue Tamazight

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Jeudi 15 mai 2014


Le pouvoir ne prévoit ni la nomination d’un Vice-Président ni la création de cette nouvelle fonction dans le cadre de la révision de la Constitution. Le document officiel élaboré, par un comité d’experts désignés par la Présidence de la République, qui regroupe les propositions d’amendement pour la révision constitutionnelle ne fait nullement mention de la création d’un poste de Vice-Président. 
Algérie-Focus a pu consulter une copie de ce document officiel. Il en ressort plusieurs propositions qui ne manqueront pas de susciter un vif débat politique. Mais de prime abord, force est de constater que Bouteflika ne veut guère d’un Vice-Président avec lequel il pourrait partager le pouvoir. L’absence de cette nouvelle mesure, pourtant, promise par de nombreux proches et partisans du Chef de l’Etat prouve qu’Abdelaziz Bouteflika souhaite toujours rester le seul maître à bord.
En revanche, pour compenser cette carence, ces amendements proposés par le pouvoir prévoient de renforcer les prérogatives du Premier ministre qui pourra proposer des lois au Parlement. Il peut aussi signer des décrets exécutifs et exercer d’autres pouvoirs qui le Président de la République va lui déléguer. Autre constat à dresser : aucune officialisation de la langue berbère n’est proposée dans ce document officiel alors que des pans entiers de la société algérienne ne cessent de réclamer cette officialisation.
Soulignons enfin que jeudi, la Présidence de la République a adressé à pas moins de 150 destinataires des invitations à une “large consultation” nationale autour de la révision de la Constitution. Les destinataires de ces invitations à “cette large concertation nationale” sont : 36 personnalités nationales, 64 partis agréés, le président du groupe des sénateurs du Tiers présidentiel au Conseil de la nation, le président du groupe des députés indépendants à l’Assemblée populaire nationale, 10 organisations nationales, 27 associations nationales représentant les droits de l’homme, les magistrats, les avocats, les journalistes, le secteur économique, la jeunesse et les étudiants et 12 professeurs d’université sollicités pour “leurs compétences”, précise un communiqué du palais d’El Mouradia.

 


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