DzActiviste.info Publié le dim 2 Déc 2012

(r)Evolutions en Tunisie, Egypte, a t’on bien compris leurs sens ?

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Tout d’abord, que les libyens m’excusent, je n’ai pas l’intention de les integrer sur ma liste des « revolutions » dites du printemps arabe encore moins les syriens, qui au mieux seraient comptables d’une imminente dislocation de leur pays, (dé) montrant ainsi les vraies raisons de l’aide frénétique occidentale à leur « mouvement » que tout le monde feint de réduire l’importance de leurs nuisances

ce qui est paradoxalement plus préoccupant,c’est le futur proche à nous autres Algériens, alors que l’Algérie apparait ( prétendument ) à l’abri de toutes ces agitations régionales, particuliarité qui a donné beaucoup d’explications, de justifications, de savantes analyses et autres commentaires du café du coin, et toutes ces analyses manquaient singulièrement d’une verité capitale, résumée en un adage connu  » on sait comment nait une révolution, on ne sait pas ou ça s’arrete et encore moins qui va en profiter »

cet adage partagé forcément par tous, pourtant les reflexions que j’entend des algeriens est généralement non seulement trompeuses,mais aussi trop naives sinon dangereuses, quand ce n’est pas agrémenté d’un chouia de prétention, hamdoullah diront les plus crétins, NOUS, nous avons déjà fait nos révolutions,et au pluriel svp !!

j’ecris ce billet en écoutant le discours en direct à la télé du Rais Egyptien Mohamed Morsi sans grande attention, faut dire que la chansonnette de cet oiseau islamiste est archi usée, je n’avais donné aucun crédit au Turc Erdogan malgré sa « nouveauté » et aussi le niveau élevé de manipulation des foules aussi bien en Turquie que partout dans le monde, ce n’est pas pour me tromper un instant sur cet ex collabo de Hosni Moubarak avant de servir comme tout le monde de serplière à Mme Clinton,

obligé qu’il est de toute façon de « collaborer » avec la main qui donne, c’est à dire faire avaler à son peuple des couleuvres encore et encore, il n’avait pas comme intention d’affamer son peuple je suppose en sollicitant le koursi du pouvoir,c’est pourtant la seule alternative dont dispose l’Egypte si son Rais était sincère et souhaitait realiser un vrai changement

la ça aurait été en revanche une vraie révolution -une vraie de vrai- pour le coup !! c’est pourtant l’espoir scandé bien haut et bien clair par les milliers d’activistes agitateurs à la place Tahrir et aussi en Tunisie, ou j’entend encore des manifestants avec un mot d’ordre qui m’est resté en mémoire: « el khobz welma wa benAli La », du pain et juste de l’eau mais SANS BenAli

il demeure néamoins un gros souci, et il est presque insurmontable, autant l’Algérien s’endord pour des raisons du « tube digestif » assuré ( lait,pain,huile,sucre, etc, subventionnés PAR LE PETROLE ET GAZ ) ainsi qu’un reste de mentalité austère héritée du Boumediennisme, autant chez nos voisins Tunisiens mais aussi Egyptiens, l’équation est inversée, le pain n’est assuré principalement que par le tourisme, et quand bien meme l’image du pays resterait intacte, et c’est loin d’etre le cas, la crise economique en occident bouleverse complètement le marché du travail dans ces pays tournés vers l’economie de service, alors manifester pour reclamer du boulot, c’est se tromper assurément de combat. mais y’a il un autre combat qu’avoir droit à un travail ? c’est la le vrai sens d’une eventuelle Revolution qui n’a pas vu encore le jour

En attendant, les Tunisiens continuent admirablement certes leur « agitations » sinon leur révoltes pour etre juste et précis, mais n’ont pas encore eu à l’evidence le fruit des changements, et quand bien meme réussisent ils une vraie Révolution, c’est pas dit qu’ils n’auront pas des vautours sur le chemin, c’est d’ailleurs visible à l’oeil nu

J’en reviens donc aux Algériens qui s’y connaissent en vautours depuis notre première révolution de 1954 et qui vont en grande partie en regardant comme moi les infos du jour aussi bien en Tunisie qu’en Egypte et finir par prendre le verre à moitié vide, ou à moitié plein c’est selon les opinions, c’est à dire en gros, ah, ces zarabes se sont fait encore baisés, ou alors, t’a vu, on est incapables de faire autant chez nous, ou en plus crétin: pourquoi bouger si c’est pour se faire massacrer ?

en realité, nos sociètés sont à l’image d’un fleuve houleux, on ne peux pas imaginer un instant prévoir le cheminement un oued déchainé sans l’avoir un tant soit peu aménagé en amont et en aval, et quand bien meme avec des digues bien solides, ça fini toujours par craquer, on l’a vu avec les sandy et autres katrina et partout ailleurs dans le monde,

alors à la différence qu’en aménageant un peu à l’avance, c’est à dire organiser des elections démocratiques régulières ( pas comme nos communales du 29 novembre de merde ) , laisser manifester des gens, permettre le libre choix et la libre expression, etc etc

et le fleuve emportera malgré tout et endeuillera quelques centaines de familles, en revanche dans nos sociètés à Nous, c’est le pays entier qui est dévasté s’il n’est pas complètement et entièrement détruit, merçi Kadhafi, merçi Assad, merçi bou…

c’est La leçon qu’on doit absolument tirer des agitations pour l’instant non fructueuses en Tunisie et en Egypte ( j’exclue encore une fois les dérives collaborasionistes des Libyens et Syriens ) ces deux pays evolueront selon les aspirations de leur peuples respectifs mais surtout avec de la volonté de la pérséverance et du sacrifice ( la révolution permanente en quelquesorte ) et ainsi vaincre les vautours et tous les malfaisants

j’ai parfois de la peine en regardant la Tunisie voisine prendre manifestement le chemin grotesque de notre pays,oubliant le message subliminal mais bien prémonitoire du feu Hassan II ( l’algérie est un laboratoire )

l’avantage que les Tunisiens et Egyptiens ont pour réussir leur parcours, c’est qu’ils ont vu le facheux précédent Algérien pour le contre exemple, et la Turquie pour le bon, du moins tant qu’Erdogan a encore quelques cartes à manipuler dans ses mains,

mais le temps joue contre le Peuple et aux profits des falsificateurs de l’Histoire, si on ne réussi pas une marche, c’est se voir dégringoler de plusieurs, et c’est l’Algérien écoeuré du destin tragique de son pays qui vous le dit.

et si les Islamistes avec leur wahabisme à deux pétrodollars monopolisent trop le terrain politique, c’est déjà un echec programmé, un seul heros le Peuple, Allah yarham nos chouhadas.


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