DzActiviste.info Publié le lun 12 Mai 2014

Revue de presse (Carrefour)| Rencontre à la Ligue des Droits de l’Homme à Oran Pour des échanges fructueux

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La Ligue des Droits de l’Homme d’Oran, dans le but de promouvoir un espace citoyen, a organisé une rencontre débats avec des syndicalistes et enseignants universitaires, le samedi matin, sur le glissement sociopolitique du pays. 

Devant les comportements archaïques, qui se trouvent toujours réactifs et favorisant des attitudes répressives, le coordinateur de la Ligue des Droits de l’Homme d’Oran, dira que la crise multiforme que subit le pays ne cesse de prendre des dimensions alarmantes. 
Il ajoutera qu’on doit se départir du vertige du désespoir et de la résignation passive, tout en ajoutant: «Nous ne devons pas être de simples spectateurs de ce qui arrive au pays, car aucun syndicat, ou association ne peut peser seul sur le cours des événements.» A ce sujet, Chouicha Kaddour souligne: «nous avons alors lancé un appel aux Algériennes et Algériens, afin de nous unir pour aboutir à une alternance démocratique.»
Pour notre interlocuteur, la mise en évidence cet espace citoyen doit catalyser les potentialités libératrice de l’individualité qui favorise l’altérité en mettant en évidence les injonctions de la justice sociale doivent s’opérer dans la séparation des pouvoirs.» A cet effet, il fera savoir que pour mettre en exergue» la noblesse du politique «le rapport de force «doit changer…ça ne sert à rien de rêver, ou de fantasmer.» 
Dans cette alternative, il a préconisé la démarche émancipatoire de l’espace citoyen qui vise à rassembler pour construire ensemble. Il dira: «nous utiliserons tous les moyens pacifiques permis par la loi pour atteindre notre objectif.» Selon notre orateur, il serait judicieux de «contribuer, avec d’autres, à laisser à nos enfants un État de droit, car cet aspect de responsabilité doit exiger un travail de longue haleine.» 
En effet, devant cette perspective dynamique et agissante, les participants à cette rencontre, compte tenu de leurs expériences sur le terrain syndical, ont à leur tour tiré la sonnette d’alarme en essayant d’exorciser les pratiques hégémoniques du pouvoir actuel agonisant, mais fort résistant. A cet égard, un syndicaliste du SNAPAP dira que l’avenir de ce pays et desséché par cette crise et sa durée ne cessent de se ressentir comme une réelle calamité, de ce fait l’avenir des jeunes est bouché par l’économie rentière qui désagrège la valeur du travail dans sa totalité. 
Dans le même ordre d’idées, le sociologue Mohamed Mebtoul dira: «désormais la notion de société civile demeure une fiction et pour permettre d’esquisser l’idée de l’engagement dans tous ces volets, la notion du changement doit faire valoir un apprentissage collectif.» 
Le sociologue Abdelkader Lakjaa abonde dans le même sens en disant qu’il faudrait prendre un temps de réflexion pour revitaliser un lien social déliquescent. En marge de cette rencontre, Chouicha réitère le désir de changement en fortifiant l’attachement aux valeurs de liberté et d’égalité, tout en insistant sur le principe de l’effort et le sens de l’écoute qui peuvent féconder des forces créatrices. Enfin, la conjonction des rêves démocratiques ne cesse de faire rappeler l’analyse fort judicieuse de Stephane Hessel sur les motifs «indignation pour mettre en relief une insurrection pacifique».

Adnan Mouri, Le Carrefour d’Algérie (12 mai 2014)


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