DzActiviste.info Publié le lun 14 Oct 2013

Revue de presse – Elle soutient le président et défend son frère Saïd, Hanoune s’érige en bouclier de Bouteflika

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Mardi 01 octobre 2013

«Notre position par rapport au quatrième mandat est claire : c’est de la liberté et du droit de Bouteflika de se porter candidat aux prochaines élections présidentielles», a déclaré la SG du PT, hier à Alger, tout en soutenant que le seul tort de Saïd Bouteflika est d’être le frère du président.
Intervenant hier, à l’occasion d’une conférence de presse à Alger, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a affiché ouvertement sa position politique quant aux échéances à venir. Sur la question de savoir si un quatrième mandat de l’actuel président de la République rendra un service à l’Algérie, d’un point de vue démocratique, la conférencière rétorque que c’est le contraire qui serait anti-démocratique. «La question n’est pas de savoir s’il y aura un quatrième, un cinquième ou un sixième mandat mais c’est de savoir si les conditions seront réunies pour que le peuple puisse exercer son libre arbitre au moment voulu», a-t-elle souligné. Mais la patrone du PT ne s’arrête pas là. Elle pense ainsi que «personne n’a le droit de parler au nom du président ou s’exprimer à sa place sur une telle question», tout en ajoutant que «seul le peuple peut en juger de la chose et c’est à travers le bilan qu’il soit positif ou négatif de Bouteflika que le peuple en décidera». Pour cela, elle se veut rassurante : «Le président a justement parlé de réunir ces conditions et pour nous, cela implique des mesures concrètes…». D’ailleurs, Louisa Hanoune, n’a pas manqué à l’occasion d’exprimer son offuscation : «Je trouve ce débat sur le quatrième mandat complètement stérile, car cela devient une obsession pour certains spéculateurs…». De toutes les manières, Louisa Hanoune pense que «les prochaines élections constituent des échéances de guerre et que son parti sera disposé à jouer le rôle de rempart pour protéger le pays des attaques et pressions étrangères».
Entre Chavez, Merkel et Bouteflika
Plus loin encore, Louisa Hanoune se défend de «spéculer sur les décisions du président de la République», qu’elle présente comme «seul maître de son destin». Mais à côté de cela, elle ne s’en cache pas pour affirmer que le Parti des travailleurs est «pour la candidature absolue et contre la limitation des mandats». Elle précise par contre, que le PT est «pour la révocabilité des mandats». Louisa Hanoune, pour qui la limitation des mandats est une contrainte démocratique, elle cite le cas de Hugo Chavez reconduit par le peuple à la faveur d’un référendum révocatoire. Un exemple qu’elle a voulu être suivi par un autre, à savoir celui de la chancelière allemande, Angela Merkel. «Pourquoi la chancelière allemande Angela Merkel est à son troisième mandat et ni les Allemands ni les Français ne s’en sont plaints… La démocratie est-elle valable seulement pour nous !». Par ailleurs, et s’agissant du premier Conseil des ministres qui s’est tenu neuf mois après le début de l’année 2013, la première dame du PT trouve que «cela peut être anormal mais c’est en même temps normal vu que le président était malade, et cela arrive à toute personne, et beaucoup de présidents ont en souffert de par le monde».
«Le tort d’être le frère du président» !
En abordant ce qu’elle a appelé «spéculations», sur le transfert des pouvoirs aux mains du frère du président, Saïd Bouteflika, Louisa Hanoune est sortie de ses gonds : «Je n’ai pas vu, ce dimanche Saïd Bouteflika au Conseil des ministres, ni vu un décret présidentiel signé par lui… Il est le frère du président et pour cela, il n’y peut rien. C’est après tout le frère du président et il est conseiller à la Présidence. Ce sont des spéculations et je n’ai aucune preuve qu’il y a eu transfert de pouvoirs.» En revanche, poursuit-elle : «Nous avons tous remarqué le Premier ministre Abdelmalek Sellal très dynamique et qui remplace souvent le Président en descendant sur le terrain inaugurer et donner des orientations.» Elle ne manque pas d’ailleurs, de s’interroger : «Ai-je le droit maintenant de conclure qu’il veut prendre la place du Président ou se porter candidat…?».

 


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