DzActiviste.info Publié le ven 11 Oct 2013

Salon du livre…

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956578102_LEt, déjà pointe du nez, le salon du livre d’Alger, reculé à la fin d’octobre. Il était prévu, je crois, si mes informations restent bonnes, au mois de septembre. Et iront, certainement, les gens à la page, ceux du métier d’édition aussi, les professeurs, les étudiants, pour ne citer que ceux là.

Pour l’instant, je ne m’emballe pas vraiment, j’ai juste deux titres en tête. Je crois qu’Olivier Todd a pondu un livre Albert Camus, une vie, même s’il date de 1996, cela m’intéresse. Car, j’ai aimé, les quelques textes que j’ai lu de cet auteur, je me suis dis que son livre vaut certainement la peine, pour prendre connaissance de ce qu’il raconte sur le prix Nobel de la littérature de 1957, qui, tant d’années après sa mort, continue , à défrayer la chronique.

J’ai eu, envie aussi l’envie d’un second titre, s’il ne me parvient pas d’un ami lausannois. J. m’en avait parlé au téléphone et j’ai toujours fais confiance à son immense savoir d’intellectuel suisse. Il m’avait suggéré, au téléphone le classique de Max weber intitulé L’Ethique protestante et L’Esprit du capitalisme) (1) que lisent peut être encore aujourd’hui les étudiants en sciences politiques. Peut être un bon souvenir pour vous. Il savait, pour me connaître, cette envie permanente en moi, de m’instruire, parce que j’ai toujours considéré que cela fait beaucoup de bien, et ne comprenait jamais mes raisons, chaque fois, de différer mes apprentissages ?

On découvrira, certainement, si je me décide à m’y rendre, d’autres intéressantes productions.
La lecture, et l’écriture du moins aujourd’hui, m’aident à remémorer mon passé, dans mes recherches à comprendre pourquoi tant d’échecs et de déboires dans ma vie. Je m’attelle donc assez oisif à ses tâches. Et si je n’arrive pas à vendre mes textes journalistiques bizarrement empreints de poésie, auxquels il manque le ton faussement grave et solennel de la presse algérienne, je reste tout de même à faire, contre mauvaise fortune, bon cœur.

Et je m’aide à me refermer sur moi, afin toujours dans les tentatives de recouvrer mes paix intérieures, et calmer ces douleurs de ne rien gagner avec mes mains ou des fruits de ma cervelle. J’écris, je lis afin d’apprécier le meilleur de cette chienne de vie : ressentir donc, revivre ces croyances, en l’inéluctable finitude, un jour. Pour aimer encore malgré les douleurs des souvenirs récurrents, qu’on s’était aimé et que cela avait pris fin pour nous, sans, que je l’eus accepté une fois.
De cette terrible peur, d’être Seul en ces grandes cités d’exil. Il avait juste suffi de l’habitude de ses caresses pour ne plus jamais pouvoir rester seul. (et pourtant dans mes jeunesses je sais combien tant de fois, je me défendais, des gestes de tendresse…).

Je me souviens :
Je ne cessais pas de parler, parler face à elle, assise sur le canapé. C’était depuis longtemps bien fini entre nous mais elle acceptait de me rencontrer quelquefois. Elle restait dans le silence…
–Mais que fais tu Dominique ?
—Je lisais un peu ce magnifique roman.
Je m’étais rendu compte que j’avais cessé depuis très longtemps, de le faire, et que mes concentrations sur les livres, remontent, si loin, à mes années d’adolescence…
C’était cela qui n’allait sûrement pas à l’université. Je ne lisais pas. Et pour comprendre tout le monde sait la nécessité de lire.
Mais aussi de ne pas considérer la meute et crier avec elle, lorsqu’elle chante par exemple l’éloge d’un célèbre écrivain.

J’avais décidé, d’abord, de tenter de lire son œuvre et me faire moi-même une idée, de ce qu’il est, de son art, de ce qu’il veut nous dire dans ses messages. Je crois que c’est beaucoup mieux, que de reprendre, les mots des autres sans vraiment savoir. Il est utile de délaisser cette pratique, de raconter ce qu’on ignore vraiment.

Je considère que si je n’ai vraiment pas lu, par exemple, l’illustre écrivain Kateb Yacine. Je l’aurais certainement adulé si j’avais conscience de ce qu’il était, vraiment. Pourquoi longtemps, nous ignorions son long combat en faveur des opprimés ? Ses écrits certainement nous auraient concernés au plus haut point, moi et tous ceux de ma génération nés durant la guerre d’Algérie, et restés longtemps révoltés par toutes les injustices qu’elle n’avait jamais, cette guerre, cessé de générer et de drainer. Nous souffrons aussi des conditions de vie modeste de notre milieu. Mais il n’était, Kateb, pas que cela mais aussi un grand pourfendeur des religions. Et cela aurait heurté, le mysticisme des temps de ma jeunesse. Mais si j’étais, conscient des croyances aveugles, je distinguais entre la foi, les craintes de Dieu et des pratiques de la religion. En tous cas le chemin emprunté par l’auteur et militant Kateb Yacine ne pouvaient croiser notre cheminement d’étudiants, et nos fascinations pour le Pouvoir. Jusqu’à perdre avec certains nos âmes et lamentablement échouer…

K. Yacine avait vraiment cette conscience de la mise à l’écart de tant d’érudits de son acabit, éloignées des sphères du pouvoir ? C’était nécessaire pour nous de connaître les véracités, de ce que ne cessent pas encore d’avancer, aujourd’hui l’opposition…de son discours
Qu’importe ! Ne fallait-il pas seulement, lire au moins, pour l’éveil et se protéger, l’utile efficace recommandation de Yacine :

Leur intérêt est le pouvoir, et le notre celui de nous détourner du pouvoir.

1) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89thique_protestante_et_l%27esprit_du_capitalisme
De Boghni le 11/10/2013
Amokrane Nourdine


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