DzActiviste.info Publié le lun 16 Sep 2013

Samir Bouakouir réagit aux récents changements opérés par Bouteflika

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samir_bouakouirL’opposant Samir Bouakouir, ex-cadre dirigeant du FFS, estime que l’exercice du pouvoir en Algérie échappe toujours aux institutions, malgré les récents changements opérés au sein du gouvernement et au sein de l’armée.

« Les récents « changements » opérés au sein du gouvernement et de l’Armée, au-delà du népotisme et du régionalisme, ne militent en aucune façon pour une démilitarisation du système algérien. Tout juste s’agit-il de donner, de nouveau, comme en 1999, l’illusion d’un retrait de l’Armée de la vie politique et la consécration du primat du « civil sur le militaire » alors que la réalité de l’exercice du pouvoir échappe toujours aux institutions et que le processus décisionnel est aux mains d’une poignée d’individus hors de contrôle », écrit Bouakouir dans une déclaration dont nous avons reçu une copie.

Selon lui, l’effet d’annonce des récents changements procède d’une volonté de donner l’illusion que « les choses bougent » et de masquer le bilan de gestion du président. « L’agitation qui s’est emparée du microcosme politico-médiatique algérois tend précisément à laisser croire que tout bouge alors qu’en définitive rien ne change. A la veille d’une succession qui ne dérogera pas à la logique de cooptation, il est surtout question de masquer le bilan désastreux des années Bouteflika en auréolant ce dernier d’un haut fait d’arme : celui d’avoir « mis au pas » le DRS ! », écrit-il.

M. Bouakouir soutient qu’en l’absence d’une démocratisation de la vie politique, l’armée restera la source du pouvoir. « Car sans un processus de transition qui garantisse un transfert progressif du pouvoir vers le civil, sans le rétablissement des libertés fondamentales et le respect des droits fondamentaux du peuple algérien, l’Armée restera la principale source du pouvoir, et l’enjeu principal de l’affrontement entre clans ».

Face à cette « dangereuse situation » qui ne met pas l’armée à l’abri des divisions, Samir Bouakouir appelle les forces vives à construire l’alternative démocratique. « Les acteurs politiques, syndicaux ou associatifs autonomes vis-à-vis des clans, – de tous les clans -, et des officines étrangères ne doivent pas se laisser distraire ou abuser et détourner de l’objectif fondamental de construction d’une alternative nationale démocratique qui restituera l’Etat à la Nation », conclut le texte.

In TSA 16 09 2013


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