DzActiviste.info Publié le lun 22 Juil 2013

Selon Djilali Hadjadj L’argent de la corruption serait au Panama

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djilali-hadjadj-algerie-corruptionDjilali Hadjadj, président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption, a révélé au quotidien Mon journal qu’une partie de l’argent détourné dans la construction de l’autoroute Est-Ouest a été retrouvée au Panama.

Pour M. Hadjadj, il n’y a aucun doute, le Panama serait le paradis fiscal le plus lié aux affaires de corruption. Le président de l’Association de lutte contre la corruption n’a pas ménagé les responsables et cadres du département géré par Amar Ghoul et qui, de tout temps, ont nié leur implication dans le détournement de l’argent public. Dans ce sens, M. Hadjadj affirme avec certitude que des responsables algériens sont impliqués dans des affaires de corruption. Il cite à cet effet «le ministre des Travaux publics, des cadres de son ministère, l’ancien ministre de l’Energie, des dirigeants des entreprises publiques, Sonatrach et Sonelgaz».

M. Hadjadj rappelle que l’un des principaux intermédiaires dans le scandale de l’autoroute est le Français Pierre Falcon, un proche de Amar Ghoul, et c’est lui, selon Djilali Hadjadj, qui a recommandé le Panama comme place financière pour l’argent de la corruption. Les comptes bancaires ouverts au Panama ne sont pas, de l’avis de Hadjadj, nominatifs et sont gérés par des gestionnaires de fortune (fortement rémunérés) dont l’une des missions et d’opérer des transferts vers des banques traditionnelles et à la demande de leurs clients véreux. Le phénomène de corruption gangrène l’économie de l’Algérie dans des proportions «graves». La corruption n’a pratiquement épargné aucun secteur névralgique. Le groupe pétrolier public sonatrach, qui assure près de 98% des recettes en devises de l’Algérie, est secoué par des scandales de corruption portant sur des pots-de-vin qui ont été versés par des firmes étrangères à des responsables algériens pour obtenir des contrats.

M. Hadjadj doute, par ailleurs, de l’efficacité des organismes et institutions en charge de réprimer la corruption ; d’après lui, ces structures ne servent à rien. «Les installations des organismes de lutte contre la corruption, c’est de la poudre aux yeux pour tromper l’opinion publique», dit-il. M. Hadjadj considère que le pouvoir en place a favorisé cette corruption et fait de ce fléau un instrument de gestion. «Il n’y a plus rien à attendre de ce pouvoir. Les militants associatifs des droits de l’homme, ceux qui sont autonomes et indépendants vis-à-vis du pouvoir et de n’importe quel parti, devraient davantage s’impliquer dans la lutte contre la corruption.»

N. A.
El Watan 22/07/2013


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