DzActiviste.info Publié le mar 20 Nov 2012

ses raids ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés Israël tue les femmes et les enfants

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le 19.11.12 | 10h00

   Les enfants parmi les victimes de la folie meurtrière israélienne .

Les enfants parmi les victimes de la folie meurtrière…


Ghaza (Palestine)
Des sièges et des bureaux d’agences de presse locales, des studios de radios et de télévisions locales et étrangères
ont été la cible des bombardements de l’aviation qui ont fait plusieurs blessés.

De notre correspondant
Au cinquième jour de l’agression israélienne sanglante contre la bande de Ghaza et sa population, le nombre de victimes palestiniennes est effrayant. Au total – le bilan reste toutefois provisoire puisqu’au moment du bouclage du journal, les raids aériens israéliens se poursuivaient – 75 citoyens ont été tués et plus de 600 autres blessés. A défaut de pouvoir atteindre les hommes de la résistance, l’armée israélienne prend les civils pour cibles. Les enfants, les femmes et les personnes âgées représentent plus de 60% des victimes.
Les dernières victimes de la folie meurtrière israélienne sont tombées hier après-midi : 4 femmes et 4 enfants de la famille El Dalou, en plus de leur grand-mère et de leur père, et un jeune homme de la famille El Mzanar ont été retirés des décombres de leur maison familiale, constituée de trois étages, après sa totale démolition par un avion de chasse de type F16. Ce n’est qu’un bilan provisoire, car d’autres personnes peuvent être sous les décombres.
Etant tout proche du lieu ciblé par l’aviation israélienne, au quartier El Nasr, à l’ouest de la ville de Ghaza, au moment du bombardement et bien que ce ne soit pas très prudent de peur d’un nouveau bombardement, je me suis dirigé vers l’endroit d’où se dégageait un nuage de fumée noirâtre et une odeur d’explosif.
Frappes israéliennes aveugles
A l’arrivée, j’ai découvert une maison située dans un quartier plutôt calme, où il n’existe aucune infrastructure appartenant à la résistance, complètement rasée. Des dizaines de jeunes, sur les décombres, étaient à la recherche de possibles victimes. «C’est la famille Edalou», lâche un jeune homme qui regarde la maison démolie avec l’air de ne pas en croire ses yeux. «Est-ce qu’il y a des gens sous les décombres ?», demande un autre, qui paraît très inquiet.
Alors que de la fumée se dégage encore de la maison transformée en un tas de gravats, des ambulances et un véhicule des pompiers arrivent, toutes sirènes hurlantes. Deux journalistes étrangers munis de leur caméra arrivent au même moment pour filmer une scène incroyable : une maison bondée de femmes et d’enfants, entourée d’autres demeures qui ont subi de gros dégâts, en train de se faire attaquer par un F16 comme si c’était une position militaire qui présentait un grand danger pour l’existence de l’Etat d’Israël.
Le cœur brisé, parce que j’étais persuadé que personne ne pouvait sortir vivant de dessous ces décombres, j’ai quitté ce lieu qui, quelques minutes auparavant, respirait la vie et d’où se dégageait maintenant l’odeur de la mort.
Quand il y a un danger, les Israéliens s’empressent de rejoindre des lieux sûrs. Mes concitoyens, quant à eux, n’ayant pas où aller, se font massacrer. A cet instant, je mesure l’ampleur de la haine israélienne pour mon peuple. Rien, absolument rien ne peut justifier un tel massacre. Le drame de la famille El Dalou aurait pu se répéter plusieurs fois durant les dernières 24 heures, mais d’autres familles – Abou Chammala à Rafah, El Brime au sud, Salah à Jabalia, au nord, et 10 autres – ont eu plus de chance en s’en sortant avec des blessures seulement.
L’armée israélienne, qui a annoncé le début de la seconde étape de sa campagne militaire, avait averti qu’elle s’en prendrait aux biens personnels de toute personne impliquée dans la résistance. Mais de là à assassiner leurs familles, c’est un pas qu’Israël n’a pas eu de souci à franchir.
Les journalistes, nouvelles cibles  
Hier juste avant l’aube, l’aviation israélienne a bombardé l’immeuble Chawa, dans la rue El Ouehda et, au petit matin, l’immeuble El Chourouk dans la rue Omar El Mokhtar. Les deux sont situés au centre-ville de Ghaza, distants de quelque centaines de mètres l’un de l’autre. Les deux abritent des sièges et des bureaux d’agences de presse locales, des studios de radios et de télévisions locales et étrangères. La première attaque a fait six blessés, tous des journalistes de la chaîne satellitaire El Qods. L’un d’entre eux a été gravement blessé à une jambe, qui a dû être amputée. Dans la deuxième attaque, qui a fait 3 blessés, c’est le bureau de la chaîne de télévision El Aqsa du Hamas qui a été ciblée.
Toutes les équipes de médias présentes dans ces deux immeubles ont évacué leurs bureaux suite à des menaces reçues de la part des autorités israéliennes, les sommant de quitter leur lieu de travail. Le Syndicat des journalistes a dénoncé le terrorisme israélien pratiqué contre les médias pour essayer de masquer les crimes et les massacre commis par la machine de guerre israélienne. Durant la guerre de l’hiver 2008/2009, Israël n’a pas hésité à tuer un certain nombre de journalistes pour empêcher le reste de faire leur travail et de montrer une autre vision des événements, différente de celle présentée par la machine médiatique israélienne.
Rappelons que durant cette guerre, l’armée israélienne avait commis des crimes de guerre qui, malheureusement, sont restés impunis. Les bombardements de familles, comme celle d’El Dalou, décimée hier après-midi, sont des événements qu’Israël voudrait bien cacher au reste du monde, en particulier à ses alliés, qui ne pourront qu’être gênés par tant de barbarie.
Fares Chahine
Source El Watan
 


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