DzActiviste.info Publié le dim 1 Déc 2013

Si le Peuple Opte Pour Vivre …

Partager

Moh. Ibn Khaldoun

unnamed2‘’Ida Achâb Arad Al Hayat’’ et il semble que le peuple Algérien, a cette fois-ci opté pour vivre et ne pas demeurer dans la médiocrité imposée par le pouvoir, dont une minorité vit dans l’opulence grâce à la richesse du pays. Alors que vienne le changement par le peuple !

Le plus ridicule dans le ‘’manège’’ qui tourne en circuit fermé depuis 1999, ce sont des titres de la presse privée en Algérie, avec le ridicule qui s’impose. « Rien n’est encore joué » selon l’expression d’un des dirigeants du parti RND, réunis samedi au palais des Congrès ‘’Ahmed Ben Ahmed’’. Alors que certains titres ont retiré leurs accessoires de tambour, pour entamer une publicité gratuite au profit du pouvoir actuel, pour une reconduction du Président Bouteflika pour un quatrième… mandat, bien qu’ils savent que l’homme demeure en convalescence et nécessite un repos, loin des tracasseries du pays frappé cette année par le fléau des scandales de la corruption et dilapidations des biens publics.  Quel est l’intérêt recherché par ces écrivains du pouvoir, de s’auto proclamer des porte voix usurpant la mission de ceux qui sont habilités à de telles déclarations ?

Qu’est ce qui s’est passé au sein de la société algérienne ? Un fléau très grave s’est abattu sur notre société. Des assassinats quotidiens de tous genres, des agressions à l’arme blanche ou à feu, des cambriolages d’appartements, des vols de voitures, la loi du talion chez les uns, le je-m’en-foutisme chez les autres, la bureaucratie qui se concrétise. La corruption, les dilapidations, aucune règle de la raison n’est en cours, le chômage et le défaut de logement ..

Les statistiques sont formelles : La criminalité officiellement reconnue et les dossiers de la corruption (portés à la connaissance des services de sécurité) ne cessent de croître . Car les chiffres, qui inquiètent ou indignent, ne sont qu’une approche partielle d’un phénomène, dont des pans entiers peuvent nous échapper ou au contraire nous aveugler. C’est surtout au moyen d’une analyse détaillée de la nature, des origines et des mécanismes des crimes et délits, et des institutions qui les répriment, que l’on peut éclairer d’un jour vrai le problème.

Si l’Algérie de 2013 avait été qu’un gros village comptant 1000 habitants, 100 d’entre eux auraient dû, cette année-là, quitter la vie tranquille pour l’ombre des cachots. Avec plus de profondeur dans le temps, l’inquiétude de la population et son sentiment d’insécurité, maintes fois témoignés à travers toutes les discussions et enquêtes diverses, semblent parfaitement justifiés : la criminalité a globalement augmenté de quelque 400 % depuis 1992 et de 50 % depuis 2000.

Mais à y regarder de plus près, deux éléments devraient pouvoir tempérer cette inquiétude. Tout d’abord, la grande part que s’octroie la criminalité la moins grave, la délinquance, dans l’ensemble de la criminalité représente un pourcentage qui défi la chronique. Et en contrepartie, la part de la grande criminalité, de la grande corruption qui ne cesse de prendre des dimensions très graves.

Tous ces chiffres sont connus par le Ministère de l’Intérieur et bien sur par la DGSN et les services de la Présidence. Pour l’instant, arrêtons-nous sur la criminalité apparente. Nous l’a séparons en deux grandes familles : La criminalité de profit et celle qui tire son inspiration d’autres comportements que la recherche du profit.

La première, qui « vise l’acquisition de biens ou de richesses, se caractérise par l’appropriation illégitime d’un bien ou d’une valeur au préjudice du propriétaire ou du trésor public, que celui-ci soit un individu, un groupe, une collectivité ou l’Etat ». Elle recouvre donc les vols ( simple ; avec violence contre les personnes ; avec effraction..), les appropriations rusées ou habiles (détournement ; faux ;escroqueries ;fraudes ; délits d’affaires ; et maintenant les prêts bancaires au profit des gros bonnets, et le délit du non remboursement), les trafics illicites (stupéfiants ; faux billets de banque ; trafic de véhicule ; prostitution , et enlèvement de personne )

La seconde criminalité, inspirée par d’autres comportement que la recherche de profit, est « le fait des impulsions et des passions inhérentes à l’homme :amour haine, sexualité, manies, violence, ardeur politique ». Elle peut être dirigée contre autrui (homicides ; attentats à la pudeur ; violation de domicile ; abandon de famille ; attentats), contre soi-même (toxicomanie), contre la collectivité (atteinte à l’organisation de l’Etat, à ses biens, ou à ses représentants).

D’abord nous constatons sur le terrain l’augmentation chaque année de l’une et de l’autre de ces criminalités. Ensuite la part considérable de la première dans la criminalité globale : l’argent est à l’origine de 9 sur 10. Alors que les catégories plus nuancées de crimes et de délits évoluent de manière vertigineuse, c’est l’accroissement des crimes d’argent qui catégorise la hausse de la criminalité générale. Mais ce n’est pas toutefois la seule explication car la violence y participe aussi.

Toutes ces remarques peuvent sembler superflues au lecteur. Mais elles lui permettent en réalité d’avoir un œil plus distancié par rapport aux faits divers le strict minimum publié dans les journaux, parfois avec complaisance, par les média. Une augmentation des chiffres ne signifie pas forcément une augmentation des faits réels. Les statistiques des services de sécurité ne reflètent que ce qui est retenu et inscrit par le « système ».

LES CAUSES DE LA CRIMINALITE

On aborde ainsi la question contre versée des causes de la criminalité. A remarquer tout d’abord ceci : les théories se diversifient et s’affinent parallèlement à l’évolution de la société et des réflexions criminologiques, sans pour autant donner des critères déterminants de délinquance. S’il n’existe donc aucune analyse absolument vraie, chacune éclaire cependant tel ou tel acte commis. Certaines analyses s’appuient sur une typologie de la société pour déterminer les milieux criminogènes. Les regroupent humains, familiaux, la sectorisation de la population par lieux et types d’habitat et par catégorie socioprofessionnelle, s’ils ne constituent pas des indices définitifs pour distinguer et classer des valeurs humaines, permettent tout de même de différencier des modes de comportement.

Attention, n’ employez pas la plaidoirie de certains avocats qui défendaient les coupables des agressions : « C’est la faute au chômage qui pousse l’individus à commettre ce délit d’agression pour vol » Non mesdames et messieurs, Nos parents et grands parents vivaient sous l’occupation et le colonialisme français des colons sont venus en Algérie pour usurper et spolier les terres de nos grands parents, mais jamais, même pendant la période du grand chômage connu sous le nom du ‘’ Âm el Boune’’ n’avaient agressés un étranger dans le coin de la rue à coup de couteau ou d’épée pour lui soutirer quelques pièces de monnaie comme il est le cas aujourd’hui. Alors que c’était ‘’Hlal ‘’ de braquer l’occupant et lui vider les poches. Nos grands parents ils avaient quelque chose que la génération actuelle a perdue, ils avaient l’honneur ils se sont montré à l’occupant qu’ils étaient des citoyens irréprochables, même le fameux Amar Benguella il était un rebelle d’honneur pas un bandit d’honneur dont acte. Et que le colonialisme français a employé tous ses moyens et son armada pour tenter de dévier la population Algérienne à la délinquance et la criminalité après avoir réussi à l’enfoncer dans la pauvreté, mais il n’a jamais réussi dans cette mission. Par contre nous, après quelques années d’indépendance nous avons réussi par des circonstances à enfanter une délinquance et une criminalité sans précédant. Alors c’est bien que le système n’a pas marché, et il demeure toujours en panne.

Ainsi, de fait, le regroupement en microsociété dans la société ne peut que mettre en rapport, et d’une façon conflictuelle, les règles du microgroupe et de la nation où il réside. Et cela fait déjà bien longtemps qu’on doit par exemple la description du « rebelle fonctionnel » qui, se manifeste lorsque sa conscience collective (celle qui l’attache à un groupe d’appartenance) est trop distincte de la conscience collective officiellement sanctionnée. D’une manière générale, l’opposition de l’individu à la société, sans que celui-ci ait conscience d’appartenir au corps social, serait à l’origine de réactions strictement individuelles ou de petit groupe. Ainsi les milieux subcultures ou d’une culture différente de la culture officielle d’un Etat, s’opposent-t ils à la culture de l’Etat. Le conflit existe à différents niveaux, tant parfois entre générations, ce qui est le cas chez nous.

LES INFRACTIONS FINANCIERES

Les infractions financières, fiscales et douanières sont plus fréquentes chez les cadres et les chèques sans provision chez les autres. Constatation faite par nos soins dont nous sommes témoins : une très haute personnalité politique du pays avait lors de la construction de sa villa fournit un chèque sans provision, ce chèque est demeuré en instance et l’entreprise nationale victime son dirigeant avait peur de poursuivre cette très haute personnalité. Bien sur le dirigeant avait peur pour son poste. Des milliers de cas similaires sont enregistrés régulièrement. Ainsi l’image traditionnelle du délinquant –inadapté social, peu instruit et peu argenté- est pourtant en train de changer. Une autre image aujourd’hui s’accentue : celle de la délinquance en col blanc. Cette criminalité était jusqu’à une époque récente peu connue peu connue : elle échappait aux statistiques par suite du profil même des auteurs et de la nature de leurs actes. Cette délinquance et criminalité professionnelle, qui consistent à tirer un profit illégal d’une position sociale privilégiée, dans quelque régime qu’il soit, suscitaient d’ailleurs rarement la réprobation publique. Les auteurs eux-mêmes ne se considèrent pas comme criminels, mais voient simplement leurs actes comme illégaux. Or des délits contre la libre concurrence dans l’économie libérale, les délits de fonction dans les pays comme l’Algérie, ont des conséquences politico-économiques très graves. Ils peuvent faire perdre aux citoyens le pouvoir d’orienter leur propre progrès économique et, à la limite, leur liberté de vivre, de parler, d’agir et de se défendre. Cette catégorie de délit peut soustraire à l’Etat des ressources considérables. On estime ainsi selon les publications dans les medias le montant annuel de la fraude fiscale à plusieurs milliards, en particulier dans le domaine de l’importation et surtout dans le commerce des matériaux de construction (ciment et plâtre). Certes, aucune société ne vit aujourd’hui sans acte délinquant mais aucune non plus jusqu’à présent n’y a apporté une réponse idéale. Seulement il est primordial pour le cas de notre pays de réviser le code pénal et le code de procédure pénal et surtout d’appliquer toutes les peines prononcées par les tribunaux sans mesure de grâce pour les criminels et délinquants récidivistes. L’application de la peine de mort selon la Chariaâ de Dieu en particulier à l’encontre des grands criminels et trafiquants de drogue. Ceci pour commencer un bon commencement d’assainissement des choses. Car la situation commence à échapper des mains des instances concernées. Donner aux représentants de l’Etat ( les membres des services de sécurité tous corps confondus compris la Douane Nationale) la force d’agir et d’utiliser leurs armes devant des situations d’attaque des forces de l’ordre, car certains délinquants et criminels comme nous l’avons constaté à maintes fois n’hésitaient pas à s’attaquer aux forces de l’ordre à l’aide des armes blanches tels les épées, les fusils harpon, les haches et hachettes des poignards…et aussi à l’aide de gaz lacrymogène . La société doit se libérer de ce marasme criminel.

Espérons que ces titres, se réveilleront de leur léthargie et ouvrir les yeux sur la placidité du pouvoir à l’encontre de ces fléaux qui se sont abattu sur le pays,, au lieu de jouer l’orchestre médiocre de ‘’Tabel Zemmer pour quelques millions de subvention !

Alors, ‘Ida Acchâb Arad Al Hayat… Il sait ce qu’il a à faire..


Nombre de lectures: 609 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>