DzActiviste.info Publié le mar 21 Jan 2014

Silence…Radio.

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Monopoles d’état, monopoles économiques, TV aux ordres, chaine 1 ou plutôt chaine du moyen orient, chaine 2 «  tolérée » mais

Unknownaux moyens réduits à peau de chagrin qui a su pourtant se tailler une place enviable, la radio Algérienne, la chaine 3 particulièrement a durant plusieurs années joué un rôle capital dans un pays qui s’était fermé en entretenant l’illusion dangereuse que le monde n’existait pas.

Nous sommes à la veille d’une échéance électorale qui parait décisive alors que le même scénario se répète depuis 50 ans. La bataille engagée par médias interposés donne l’impression d’une vie démocratique. Mais nous sommes loin de la réalité.

Dans ce contexte, chacun se fend dans des analyses étonnantes. C’est pourquoi je donne ici suite à une réflexion de Fayçal Metaoui, mon ami, qu’il a publié sur Facebook.

Fayçal Métaoui, me croirai-tu si je te disais que la chaîne dont tu parles a gagné , de haute lutte, ses lettres de noblesse au moment ou la  » presse indépendante » n’existait pas encore.

Lorsque beaucoup se taisaient , cette chaîne à osé parler , dénoncer , critiquer, accuser, témoigner et jouer son rôle de service public. Elle a été durant plusieurs années animée par des professionnels de talents et dont la compétence et l’intégrité ne sauraient être mis en doute. Mais cela tu le sais.

Si aujourd’hui cette même chaîne navigue sur d’autres eaux ce n’est pas une raison pour rejeter le bébé avec l’eau du bain.  La chaîne 3 d’expression française a été durant longtemps une vitrine qui permettait au pouvoir d’afficher un profil plus  » soft ».

Avons nous , moi, été manipulés? Peut être! Naïfs? Peut être! Mais nous avons été de bonne foi au service des auditeurs et à l’écoute des citoyens.

Le pouvoir à fait main basse sur une bastille qui reste à conquérir: les médias qui représentent un enjeu presque aussi capital que les richesses naturelles. Cela lui permet de contrôler LA pensée.

Je regrette que cette chaîne que beaucoup évoquent avec nostalgie soit devenue l’ombre de son ombre; mais c’est malheureusement dans la logique d’un système perverti qui depuis quelques années a nommé des incompétents à la tête de ce qui fut un média de référence  dans lequel j’ai eu l’honneur de travailler, qui m’a tout appris, ce qui me permet de produire encore ici au Canada.

Je tiens aussi à rendre hommage à mes collègues victimes de la barbarie et à saluer ceux et celles qui aujourd’hui encore œuvrent dans la dignité.

Cordialement.

Aziz Farès


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