DzActiviste.info Publié le jeu 6 Sep 2012

Sommes-nous à un point d’inflexion de l’Histoire ?

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Texte proposé par Jeff.

                                       
Aujourd’hui, pour la première fois dans l’Histoire, dans tous les pays de la planète, la monnaie de l’un est la dette de l’autre. Les devises les plus fortes appartiennent aux pays le plus en banqueroute

Etats-Unis, France, Belgique, Italie, Espagne, Japon, Royaume-Uni etc. Symétriquement parlant, les pays les plus créanciers de la planète ont des devises faibles : Chine, Thaïlande, Inde, Malaisie, Indonésie etc

Le système financier mondial crée un transfert de richesse vers les pays occidentaux. C’est une distorsion qui ne peut plus continuer pendant longtemps

Les pressions créées par cette distorsion sont énormes, et ne peuvent finir qu’avec un écroulement des devises des pays créditeurs, et la valorisation des devises des pays créanciers. En pratique, ceci signifie que le pétrole va devenir moins cher pour le Chinois et plus cher pour l’Américain.

Actuellement, l’occidental moyen consomme des biens et des services que sa contribution économique seule ne lui permettrait pas de consommer. Le système financier mondial crée un transfert de richesse vers les pays occidentaux. C’est une distorsion qui ne peut plus continuer pendant longtemps. L’élimination de cette distorsion consistera principalement à ouvrir le marché des matières premières au Sud Est asiatique.

Voici deux exemples qui aideront le lecteur à comprendre ce transfert de richesses. Ces exemples avaient été donnés par Peter Schiff il y a quelques années, et sont applicables à la majorité des pays occidentaux.



Exemple 1 :

Un américain et 5 chinois sont sur un bateau.

Le bateau fait naufrage. L’américain et les 5 chinois se retrouvent sur une ile inhabitée. Ils décident alors de se répartir les taches :



Un premier chinois se charge de la pèche
Un deuxième chinois se charge de la chasse
Un troisième chinois se charge de chercher des fruits et du bois
Un quatrième chinois se charge de cuisiner les repas
Le cinquième chinois se charge de construire un logis


On arrive maintenant à la tâche qu’il faut attribuer à l’américain : le rôle de l’américain sur l’ile consiste à manger ce que les chinois ont préparé. En effet, selon les théories économiques en vogue actuellement, les chinois ne sauraient pas quoi faire sans l’américain, et donc la consommation de l’américain est essentielle dans le bon fonctionnement de l’économie de l’ile.

Evidemment, tôt ou tard, les 5 chinois se rendront compte que ces théories économiques sont débiles et qu’ils auront plus à manger s’ils se débarrassent de l’américain.

Exemple 2 :

Un américain produit des pommes et un chinois des oranges. L’américain et le chinois s’échangent leurs pommes/oranges depuis des années.

Cette année, il y a eu une terrible sècheresse et l’américain n’a pas pu produire de pommes. Il va vers le chinois et lui donne un ‘Bon de Pommes’ payable dans 30 ans en échange d’oranges. Ce bon correspond à ce qu’il aurait dû lui donner en pommes plus 10% d’intérêts. Le chinois est satisfait de l’accord.

L’année suivante, il y a eu une terrible inondation et l’américain n’a pas pu produire de pommes. Il va vers le chinois et lui donne un autre Bon de Pommes payable sur 30 ans en échange d’oranges. Le chinois est toujours content.

Encore pas de chance… L’année suivante, la récolte de l’américain s’est faite mangée par les criquets. Une fois de plus, l’américain fait appel aux Bons de Pommes pour continuer de manger les oranges du chinois.

Ici, une idée géniale passe par la tête de l’américain : « il suffit que je signe un bout de papier, et ce chinois me donne ses oranges ». L’américain décide alors de ne plus produire de pommes, et de continuer de signer des promesses de pommes au chinois.

Il va arriver un point où le chinois va réaliser qu’il s’est bien fait avoir et qu’il peut oublier les pommes qui lui ont été promises. Il va penser qu’il vaut mieux qu’il profite de ses oranges en les mangeant lui-même au lieu de les donner à l’américain.

Le chinois va alors profiter des fruits de son travail et améliorer son standard de vie en consommant davantage. Quant à l’américain, il va se retrouver sans oranges gratuites, et n’aura plus le capital à investir pour relancer sa production de pommes. Il devra utiliser la pelle et la pioche, et il lui faudra des dizaines d’années pour accumuler le capital nécessaire à l’achat d’un tracteur et augmenter sa productivité.

Le ‘Bon de Pommes’ est l’équivalent aujourd’hui du ‘Bon du Trésor’

Conclusion
Le standard de vie de l’occidental moyen va connaitre une dégringolade spectaculaire dans les années à venir. C’est un changement pour lequel il n’est ni économiquement ni psychologiquement préparé. Cette dégringolade est la correction naturelle d’une distorsion économique de grande magnitude. Peu importe qui se fait élire, le standard de vie en Occident ne peut que dégringoler.

A la fin de cette décennie, le pouvoir d’achat d’une catégorie professionnelle dans le sud-est asiatique sera égal ou supérieur à la même catégorie en Europe ou aux Etats-Unis. L’un va augmenter, l’autre va baisser.

Il est peu probable que les bonnes décisions ne soient prises avant une très sérieuse aggravation de la situation



De façon similaire, le retraité occidental recevra la même pension que le retraité asiatique, c’est-à-dire rien du tout. On rappelle ici que la pension que reçoivent les retraités occidentaux aujourd’hui provient des bons du trésor occidentaux que la plupart des pays asiatiques font l’erreur d’acheter. Cette erreur ne va évidemment pas perdurer.

Comme cet ajustement est inévitable, il faudrait mettre ses efforts sur comment accélérer une reprise économique. La seule et unique solution, c’est de laisser le libre marché fonctionner et enlever l’Etat de l’équation.

Exemples de bâtons dans les roues à enlever (et dont les résultats positifs seraient immédiats) :

Eliminer la plus grande barrière à l’embauche : le salaire minimum. Les conséquences désastreuses du salaire minimum ont été le chômage de masse surtout parmis les jeunes et la diminution du pouvoir d’achat (oui, diminution, pas augmentation).
Eliminer le besoin de licences pour commencer un business.
Décentraliser le système fiscal – Les régions pourront se faire la concurrence pour attirer le capital et le taux d’imposition atteindra le minimum possible.
Eliminer les taxes sur la plus-value – Permet le retour de capitaux.
Eliminer les taxes d’héritage – Permet de réduire la fuite de capitaux et limiter la discontinuité dans l’activité des entreprises. La famille pourra travailler comme une équipe. Aujourd’hui, avec des taxes d’héritage faramineuses, il n’y a rien de motivant à avoir l’Etat comme héritier.
Eliminer le système d’éducation publique et le remplacer par des Bons d’Education. Chaque Bon sera d’une valeur de 50% de ce que chaque élève coute au système actuellement – Permet la réduction des dépenses de 50%, l’élimination de l’endoctrinement en étatisme, et l’amélioration drastique de la qualité de l’enseignement comme le confirme l’expérience à Washington (voir vidéos ci-dessous).
Aujourd’hui (2008-2012), même avec des taux d’intérêt bas, presque personne ne veut prendre de prêts pour investir. La raison est simple : l’environnement fiscal/légal/politique etc ne donne aucune envie de commencer un business.

Il est peu probable que les bonnes décisions ne soient prises avant une très sérieuse aggravation de la situation. En effet, non seulement le système politique est gangréné, mais il semble aussi que les populations ne demandent que davantage de servitude même quand elles ont compris qu’il y a un problème (cf Mouvement des indignés). Parmi les idées les plus serviles en vogue actuellement on trouve : la nationalisation des banques centrales*, le protectionnisme, le ‘subventionnisme’ (=clientélisme), l’augmentation des taxes sur ‘les riches’.

Lire les ‘crimes’ des créateurs de richesses (i.e entrepreneurs) aujourd’hui :

http://www.dailymail.co.uk/news/art

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