DzActiviste.info Publié le mer 15 Mai 2013

SUBLIMISSIME AÏT-MENGUELLET !

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Soyons maudits, ou soyez maudits, comme on a plutôt tendance à l’appeler, est une oeuvre d’une très grande intensité.
On ne peut pas ne pas l’écouter.
Cette magistrale chanson de Lounis Aït-Menguelet est d’une grande chaleur humaine, en même temps qu’elle exprime une grande colère, une amère désillusion. Où la chute finale de ce très beau texte arrache les voiles du mensonge. Voici une traduction que j’ai trouvé sur le net, même si elle ne pourra pas rendre l’âme qui habite cette chanson.


    Paroles en français :

Nous en appelons à ceux qui sont passés,
A ceux qui sont morts pour son honneur,
Même s’il se plaint, ils ne l’entendent plus,
Tous ceux-là, ont disparu un jour.
Mes frères, si quelqu’un vous contait,
Ce pays que vous aimez tant…
S’il vous contait ce qu’ils en ont fait,
Même les arbres le pleurent.
Le premier éléphant l’a brisé,
Le second l’a dévoré.
Le pays sera enterré par celui qui attendra,
Nul ne leur a posé de limites.
De nouveaux vices apparaissent,
Dont vous êtes la source.
Quand nous pensons en avoir terminé,
Il nous apparaît qu’aujourd’hui est pire qu’hier.
Le pays que vous pleurez, vous l’avez détruit.
Il ne s’en remettra pas, n’en guérira pas.
Mais peut-être vous maudira-t-il,
Peut-être sa malédiction vous reviendra.
Un jour, si le vent souffle.
Espérons qu’il vous emporte sur son passage.
Laissant ainsi place à la lumière,
Ou alors que dieu vous maudisse…
Lorsque tout commença,
Chaque homme, en venant,
Pensait que la liberté était le but,
En fait, vous aviez tout préparé :
Le but était le pouvoir
Et non le colonisateur.
Une fois votre but atteint,
Il ne nous restait plus rien.
Vous lui avez même donné un nom…
Soyez maudits…
Sur son passage, le brasier
A laissé des veuves, des orphelins,
Des blessures et des larmes
Celui qui s’est engagé, avec honnêteté,
A laissé sa maison vide,
Il ne reste plus que vous.
Vous avez bridé le peuple,
«Avance ou dénonce-toi !»
Et vous nommez cela : «Liberté».
Soyez maudits…
Le pays est devenu votre,
Vous en abusez comme il vous sied,
Puisqu’il est entre vos mains.
Vos désirs sont des ordres,
Nul ne peut s’opposer à vous,
Sous le regard impuissant du peuple.
Le pays est devenu votre propriété,
A celui qui s’oppose, vous dites : «c’est ainsi»
Et vous nous dites : «c’est le socialisme»
Soyez maudits…
Pour que dure votre pouvoir
Vous avez divisez nos terres,
Séparées en Est et Ouest.
Nos oppositions ont empiré,
Vous les avez attisées
En restant dans l’ombre.
Nous nous épions les uns, les autres.
Nous nous entre-déchirons,
Et vous nous dites : «ainsi est la camaraderie»
Soyez maudits…


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