DzActiviste.info Publié le jeu 15 Août 2013

Suicides, ce phénomène qui accable le régime.

Partager

Par Said Radjef

suicideUn jeune homme âgé de vingt ans s’est donné la mort par pendaison au cours de la nuit de mardi à mercredi, chez lui dans la localité des Ait Yahia Moussa, au Djurdjura. C’est la 112eme personne à se suicider dans la wilaya de Tizi ouzou au cours de l’année 2013. Ce chiffre recueilli auprès de plusieurs hôpitaux et centres de santé, est loin de refléter l’ampleur de ce phénomène qui endeuille chaque jour la Kabylie. Outre le silence de la gendarmerie et de la police sur les chiffres de suicides, il y a les tabous. Le suicide chez la fille est généralement maquillé en mort naturelle. Toutefois, il se trouve que les filles se suicident autant de fois que les garçons. Selon les médecins (urgentistes et psychiatres) interrogés à ce sujet, les suicides chez les deux sexes ont augmenté au cours de ces trois dernières années, dépassant de loin les accidents de la route comme cause de mort.

En raison du silence de la gendarmerie, de la police et des services concernés (sollicités pour notre enquête), il est difficile de connaître le taux annuel de suicides en Kabylie. En 2012, les suicides, dont le taux a augmenté dans toutes les wilayas du pays, ont fait plus de morts que les accidents de la route et les maladies. Cependant, l’Etat et les medias ne soufflent pas un traître mot sur cette tragédie qui frappe de plein fouet les adultes de 25 à 40 ans. Mais aussi la catégorie de la gente féminine, notamment les filles âgées entre 20 et 35 ans. Selon un psychiatre qui a recueilli l’anonymat, le suicide touche de plus en plus les filles universitaires.


Nombre de lectures: 1343 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>