DzActiviste.info Publié le mer 20 Juin 2012

Syndicaliste de lutte 2012-06-20 22:24:00

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Le procès des quatre militants des droits de l’Homme accusés d’incitation à l’attroupement a été reporté au 27 septembre prochain. Ainsi Yacine Zaid, Beldjoudi Abderezak, Athmane Aouamer,  Lakhder Bouzidi, peuvent se permettre des vacances « tranquillement ». Leur procès a eu lieu le 19 juin durant l’après-midi au tribunal de Bab El Oued. Mais il n’a pas duré que quelques minutes. La juge annonce le report et l’assistance proteste. Les éclats de rire des bruissements. La seule façon leur permettant de contester cette décision que les juristes estiment « infondées ». Ils l’ont qualifié de « procès politique » déclarant qu’il n’y a aucun motif permettant d’inculper ces militants. Ces derniers ont été soutenus par les cadres militants des partis politiques et les représentants de mouvement associatif. Ainsi les représentants du mouvement associatif se sont déplacés en force hier. Au hall du tribunal de Bab El Oued, la représentante de l’association Tathma N’Soumer, ceux du collectif des concierges d’Alger ainsi que Tarik Mameri, l’internaute poursuivi pour avoir exprimé son rejet pour les dernières élections législatives ont tenu a manifesté leur solidarité aux inculpés. Bien qu’il tienne à soutenir les militants des droits de l’Homme, Tarik Mameri refuse de faire des déclarations à la presse. Il attend le verdict de son procès prévu le 27 juin prochain. Pour ce qui est de l’affaire des quatre militants leur seul tort est de clamer haut et fort une justice indépendante. D’ailleurs, cette revendication est l’une des preuve retenue à lors encontre dans le PV de la police. Ce dernier s’appuie sur les slogans scandés lors de leur rassemblement de soutien à Abdelkader Kharba, arrêté à son tour pour avoir soutenu les greffiers en grève.  La justice algérienne adopte la stratégie des poupées russes : une affaire à l’intérieur d’une autre. Les quatre militants de droits de l’Homme ont été défendus par des avocats qui se sont portés volontaires. Ces derniers appartiennent  au Collectif des avocats algériens pour la défense des droits de l’Homme et ceux de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH). En attendant le procès, la société civile se mobilise pour mettre fin à l’instrumentalisation de la justice.

JCA


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