DzActiviste.info Publié le lun 4 Fév 2013

Total, l’Algérie et le gaz de schiste

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L’entretien accordé par Christophe de Margerie dans Le Monde du 11 janvier 2013 mérite qu’on y revienne. Interrogé par les journalistes Marie-Béatrice Baudet, Denis Cosnard et Pierre Le Hir, le PDG de Total a notamment rappelé que même si « les techniques de fracturation vont continuer à évoluer« , pour le moment « il n’y a pas d’alternative » et cela d’autant que « la piste de la fracturation de la roche par arc électrique » sur laquelle Total et l’Université de Pau travaillent ensemble « n’est pas concluante« .

Mais, ce qui attire l’attention, c’est lorsque Christophe de Margerie a les mots suivants à propos de la réticence française vis-à-vis du gaz de schiste : « Il est quand même paradoxal« , dit-il, « d’entendre un membre du gouvernement (français) annoncer que la France va faire des tests de fracturation hydraulique en Algérie – les Algériens en font du reste depuis des années -, pour rapatrier la technique en France si elle est finalement jugée acceptable pour l’environnement« .

Question : et que devraient en dire les Algériens que personne n’a consulté sur cette question ? Il est toujours intéressant d’entendre de la part d’autrui que son pays est un champ d’expérimentation. Après les essais nucléaires des années 1960, la fracturation hydraulique ? Cette fracturation que l’on nous incite à appeler « massaging » ou « massage ». Et pourquoi pas « caresse expérimentale » pendant qu’on y est ?…
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