DzActiviste.info Publié le lun 8 Avr 2013

Algérie : Coup d’Etat du régime contre lui-même !

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Qui a dit que l’espoir était mort pour l’Algérie, et qu’elle était vouée à une mort certaine ?
Qui a dit que le régime algérien était constituée de monstres, qui n’ont ni conscience ni état d’âme ?
Qui a dit que le Président Bouteflika et Toufik étaient les deux faces d’une même médaille, celle du mal triomphant ?
Qui a dit que la situation de notre pays était désespérée, vouée au malheur ?
Qui a dit que l’Homme n’est pas capable de sursaut salvateur ?
Un événement sans précédent connu dans l’histoire a eu lieu, hier, à Alger.
Ce qui vient de survenir dans ce malheureux pays, qui allait à vau-l’eau, dans l’indifférence générale des nations, a surpris des millions d’hommes et de femmes, qui ne savaient plus quoi souhaiter, de continuer à vivre la paix des lâches, sous la férule d’une mafiocratie dont la voracité est devenue proverbiale, ou de revenir aux années de sang.

Mais surprise que personne n’aurait pu imaginer seulement, l’Algérie vient d’entrer dans le printemps des peuples,  sans qu’une seule goutte de sang soit versée. 
C’est le régime lui-même, par on ne sait quel prodige, qui a su voir en lui-même, dans les tréfonds de ses propres turpitudes, pour se repentir et tenter de s’amender, d’une façon aussi admirable qu’elle est unique dans l’histoire de l’humanité.

C’est fou, totalement inconcevable, ahurissant ! Aucun qualificatif ne pourrait rendre toute l’immensité de ce qui vient de se produire. 
Un régime qui commet un coup d’Etat contre lui-même. 
C’est une victoire immense sur le pouvoir algérien, sur le Mal, sur les plus bas instincts de l’Homme, sans souffrances inutiles, sans violence, sans larmes. Le mal a éradiqué le mal.

C’est le régime lui-même qui s’est sabordé. 
Et suprême surprise, c’est ce régime qui  a décidé de tout mettre en œuvre pour lancer le pays sur les rails d’une véritable démocratie.

Avant-hier, très tôt le matin, le Président Bouteflika, le Général Toufik, tous les parrains de la Mafiocratie  qui comptent dans le pays, se sont enfermés toute la journée dans une salle à El Mouradia, où ils ont tenu une sorte de conclave, deux jours et une nuit durant, sans désemparer.
Ils n’en sont sortis qu’hier, dans l’après-midi, pour livrer un communiqué qui a provoqué un bouleversement qui restera dans les annales du pays. 
Des millions d’Algériens, hommes femmes et enfants, se sont déversés dans les rues pour faire la fête, et crier leur joie.  On n’avait pas vu une telle liesse depuis l’indépendance du pays, en 1962.
Quelle joie ! Quel bonheur ! 
Coulez mes larmes de joie, exulte dans ma poitrine, toi mon coeur usé d’avoir tant espéré, venez mes frères et mes sœurs, que je vous embrasse ! Pousse ton long youyou d’allégresse  toi ma mère, qui a tant attendu que reviennent les jours d’antan ! Volez noirs coursiers de mes Aurès natals, sur nos vertes plaines, et que le baroud clame notre liesse !
Voici les termes de ce communiqué, que le Président Bouteflika a lu à la télévision, sans pouvoir se retenir de pleurer toutes les larmes de son corps:


  
Témoin ! 

Peuple algérien, 
Chers compatriotes,
Nous, Président de la République, Chefs de l’Armée,
Même si notre élection, ou notre désignation à la tête de notre pays n’a été ni légitime, ni guidée par de hautes considérations, même si nous n’avons pas été à la hauteur des responsabilités que nous nous sommes arrogés, et que nous sommes distribués, les uns les autres, pour notre seul et sordide intérêt.
Nous, qui, malgré vous, envers et contre vous, tenons ce pays entre nos griffes acérées, nous faisons amende honorable.
Nous vous demandons pardon, ainsi qu’à tous ceux qui ne sont plus de ce monde, et qui sont partis emplis d’amertume, qui ont été tués, ou qui ont succombé sous la torture de nos agents.
Nous demandons pardon à tous ceux, et à toutes celles, qui sont tombés au champ d’honneur, pour libérer ce pays du colonialisme, et qui avaient placé leur confiance en nous, pour que leur sacrifice ne soit pas vain.
Notre conduite, à la tête de votre pays, a été détestable, exécrable, condamnable, odieuse et abominable.
Nous avons trahi le serment de novembre.
Nous vous avons volés.
Nous avons dévasté votre patrie bien-aimée.
Nous avons constitué, sur votre dos, et sur celui des générations montantes, des fortunes immenses.
Nous avons gaspillé des sommes à peine inimaginables, pour nous ménager des clientèles parmi le peuple, que nous avons bassement corrompu, pour le dresser contre quiconque menace notre mainmise sur le pays.
Nous avons dévoyé le peuple algérien du sillon fertile, où croissaient ses vertus ancestrales, nous avons extirpé de son cœur la vieille noblesse qui étayait sa personnalité, nous avons sapé sa sobriété, pour en faire une foule vorace, avide de posséder tout et n’importe quoi, pourvu que ce soit plus que l’autre, plus que le voisin, plus même que le propre frère.
Nous avons fait de lui une foule moutonnière, une société de gloutons, qui ne sait rien faire d’autre que consommer.
Nous avons fait disparaître la classe ouvrière, puis le paysannat, pour ne laisser sur la place que des petits et gros trabendistes, des pléthores de fonctionnaires qui ne servent à rien, et qui courent après la tchipa, qui semblent n’être plus là que pour tracasser les gens, et leur rendre la vie difficile. 
Nous avons tous rasé, l’Ecole, l’Université, la Santé publique, l’Administration, l’Industrie  l’Agriculture, l’Artisanat, la Sécurité, le Transport, l’Energie, les Arts, le Cinéma, le Sport, les Loisirs, les villes, les espaces verts, le Tourisme, et tous les autres secteurs vitaux de la vie nationale.

Les seuls domaines que nous avons épargnés, et qui ont prospéré, à une dimension inégalée dans le monde, sont l’armée, les services de sécurité, la Sonatrach et l’import-import. Les deux premiers parce qu’ils sont notre soutien contre toute menace venant de vous, et les seconds parce qu’ils sont la vache à lait dont nous nous sustentions, nous, nos parentèles et nos clientèles.
Pour tenter de réparer les dommages immenses que nous avons provoqués, nous avons décidé ce qui suit:
Nous prenons les mesures suivantes, afin de mettre en place un dispositif qui puisse permettre à de jeunes compétences de nous remplacer, puis de nous juger, et enfin de remettre le pays sur la voie du véritable progrès humain.
— Un Etat d’exception d’une année est instauré, durant lequel toutes les Institutions issues de la fraude électorale seront dissoutes, hormis celle du Président de la République, qui restera en poste jusqu’à son remplacement, par un Président Provisoire, honnêtement élu, dans une année, jour pour jour, à compter d’aujourd’hui.
— Nous commençons  dès aujourd’hui, à tout mettre en oeuvre, afin de rapatrier toutes les fortunes que nous avons expatriées. Nous vous les restituerons, et les verserons dans un compte à la Banque centrale, où il seront mis à la disposition du futur Etat algérien.

— Chacun de nous rédigera une reconnaissance écrite, où il confessera tous les crimes dont il se sera rendu coupable à l’encontre du peuple algérien, où il s’amendera et se repentira, car il ne peut y avoir de pardon pour qui ne demande pas pardon.  

— Des mécanismes seront mis en place  afin de permettre le lancement, dans moins de six mois, d’une presse digne de ce nom, qui fonctionnera sans entrave d’aucune sorte, si ce n’est celle qui consistera à ne jamais violer les droits des gens, le mur de leur vie privée, et leur honneur. Elle sera dirigée par les journalistes qui y activeront, et elle sera mise à l’abri des forces du pouvoir ou de l’argent. Elle sera placée sous le contrôle d’une assemblée de sages, qui la protégeront de tout abus visant à la contraindre, et qui veilleront à dénoncer quiconque parmi la corporation se laisserait soudoyer, d’une façon ou d’une autre. Toutes dispositions seront prises afin de faire de la presse une conscience nationale, une vigilance sans faille, et sans complaisance, et l’expression de tous les courants politiques qui existent dans le pays, sans entrave d’aucune sorte.

— Une campagne nationale pour l’élection de Grands Électeurs  chargée de désigner le Premier Chef d’Etat algérien, élu honnêtement, afin de représenter tous les Algériens, sera initiée dans les plus brefs délais. Elle consistera à faire élire un ou des représentants pour chaque commune du pays, en fonction du nombre de ses habitants. Les élus constitueront un Congrès National, qui désignera parmi les siens, ou toute autre personne parmi les Algériens, celui ou celle qui assurera la Présidence de la République, pour une durée provisoire de trois années. 

— Durant cette période de trois années, le Congrès National et le Président de la République mettront en place les voies et moyens Institutionnels  pour l’élection d’une Assemblée Constituante, ainsi que de toutes les Institutions pour le fonctionnement de la République.
En attendant la mise en place de ces dispositions, nous avons décidé, à titre d’urgence, des mesures suivantes:

 — Le DRS est déchargé de toutes ses missions de police politique, de supervision sur les activités civiles, et de désignation indirecte des Grands Commis de l’Etat. Son rôle, sera axé essentiellement, principalement, et exclusivement, sur le Renseignement, et le contre espionnage. Il sera placé sous l’autorité directe du Chef de l’Etat. 

 — Tous les magistrats du pays devront être astreints à prêter de nouveau le serment de servir la Justice et le Droit. Désormais, ils seront tenus, plus que tout autre fonctionnaire de l’Etat, de justifier leurs revenus, et celui de leur famille. Leurs attributions seront provisoirement maintenues en l’état, en attendant que le nouvel Etat décide de celles qui leur seront attribuées. Désormais, et en ce qui les concerne, tout manquement, toute corruption avérée qui leur serait reprochée, sera suivie d’un limogeage immédiat, suivie de la saisie de tous leurs biens, y compris de ceux qu’il auront placés sous prête-nom. Leur rôle est trop important dans le redressement de la nation, pour leur permettre d’agir comme ils l’ont toujours fait.



A partir de ce jour,

Nul n’est au dessus de la loi!
Nul ne peut attenter à la dignité ou à l’intégrité de quiconque !
Nul ne peut se prévaloir de sa fonction, pour s’octroyer de quelconques privilèges !
Nul ne peut se prévaloir de ses antécédents révolutionnaires, ou de ses prétendus antécédents révolutionnaires, pour s’arroger des droits. Ceux qui ont participé à la révolution ne l’ont pas fait pour avoir plus de droits que leurs compatriotes.
Nul ne peut invoquer la religion, pour contraindre quiconque à faire, ou à ne pas faire ce qu’il ne veut pas faire. Seule la loi est habilitée à cet effet ! Ce qui est interdit, et ce qui est permis est défini par la loi ! 

A partir de ce jour, pour mettre fin à une façade dont le seul but était de tromper le peuple, il est mis fin à l’appellation de « République algérienne Démocratique et Populaire » !
Le nom officiel de notre pays sera: « République Algérienne! »

Nous prêtons solennellement le serment de respecter ces engagements que nous rendons publics, de mener à bien les missions provisoires que nous nous sommes assignés, et de rendre tous nos pouvoirs au futur Chef de l’Etat, qui sera désigné par les Grands Électeurs, dans une année, à compter de ce jour.

Nous demandons pardon au peuple algérien de l’avoir pillé, de l’avoir broyé et de l’avoir fait souffrir.
Nous demandons pardon aux chouhadas d’avoir trahi le serment que nous leur avons donné.
Nous prions Dieu Tout Puissant d’avoir pitié de nous.

Fait à Alger, le 8 avril 2013


Le Président Abdelaziz Bouteflika,

Le Général de Corps d’Armée Mediène Toufik,
Suivent les signatures de tous les Généraux du DRS et du Haut Commandement de l’ANP.


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