DzActiviste.info Publié le lun 3 Juin 2013

Tous pour le droit à manifester

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Alors que le monde arabe connaît des bouleversements majeurs, en Algérie, le système politique manœuvre encore par divers moyens. Il place une grande partie de la société sous la pression de la paupérisation. Il empêche les mouvements sociaux de s’organiser pour qu’ils soient autonomes par rapport au pouvoir central. Tout cela par la répression. En effet, tout le harcèlement policier et judiciaire contre des militants politiques, militants des droits de humains et les citoyens qui réclament leurs droits, ainsi que les syndicalistes exerçants leurs droits syndicaux et toute action démocratique soutenue et publique, n’est que hantise pour ce pouvoir. Il est conscient que le citoyen est citoyen de plein droit. Le citoyen s’appartient en s’autonomisant et s’autonomise en s’appartenant. Le citoyen comme tel ne se réalise que dans le mouvement d’émancipation de la société et des organisations de la société civile. L’appareil judiciaire a montré sa totale dépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif et s’est incliné à plusieurs verdicts devant les ordres du représentant du ministère public.

 

Le droit à manifester est un droit consacré pleinement par la Constitution est toutes les conventions internationales ratifiées par l’Algérie. La loi fondamentale consacre sans aucune ambiguïté ce droit sous toutes ses formes. Le droit de manifester dans les lieux publics est lié à la liberté de conscience et d’expression dans le sens où une liberté sans la possibilité de la mettre en pratique publiquement n’est pas une liberté. La liberté de manifester est liée à la question de l’occupation citoyenne de l’espace public au moment où le pouvoir prétend faire avancer l’Etat de droit en luttant contre le commerce informel. Si il refuse l’action citoyenne, c’est donc une contradiction. Il est temps de mener la bataille politique pour reconquérir le droit à manifester, de mettre fin au despotisme et à l’instrumentalisation de la justice, de lever toutes les interdictions sur les manifestations, et de protéger les défenseurs des droits humains. De cette manière, on introduira dans cette nouvelle équation, le concept des droits humains comme principe et condition fondamentale de tout changement démocratique.

Kader Affak, membre du CNLC

Lundi 3 juin 2013


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