DzActiviste.info Publié le ven 19 Avr 2013

Tunisie: Quand le pot de fer, n’est plus le pot de fer !

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Affaire Bara-Benali
Lors de consultations qui ont eu lieu à Lyon dimanche dernier, sur le lancement d’un site maghrébin multi-média, notre compatriote Djamel Bara, journaliste algérien, dont la Tunisie est autant un pays d’adoption que de négoce, puisqu’il y avait investi, avec son épouse tunisienne, le fruit de toute une vie de labeur. 
La justice tunisienne a enfin entendu ses plaintes, et daigné l’entendre, en présence de membres de la famille Benali, qui l’avaient quasiment ruiné. Il doit donc se présenter, devant le juge d’instruction auprès du tribunal de grande instance de Tunis, contre Sofien Ben Ali, neveu du Président déchu, et d’autres membres de la même famille, qui l’ont mis sur la paille.
Ces membres de l’ancienne famille régnante lui avaient acheté des meubles haut de gamme dans le début des années 2000. Après l’avoir appâté, avec un chèque d’une valeur de 5000 euros versé comme acompte, les membres de la famille de l’ex dictateur tunisien ont raflé tout ce qu’ils ont pu, avant de l’envoyer balader  comme on dit. 
En plus des pressions intolérables qui ont été été exercées contre lui pour le dissuader de demander son dû. refuseront le règlement de leur commande. Pire, les menaces à peine voilées, les harcèlements continus et les pressions seront utilisés par les « chouchous » de l’ex parrain de Carthage pour dissuader les Bara à renoncer à leur dû.
Le préjudice fut énorme. Djamel Bara et son épouse furent littéralement laminés, réduits à un état lamentable. Ils furent exposés à des vicissitudes atroces, et durent se saigner à blanc, pour payer leurs propres créanciers, pour des marchandises qu’ils ont payées rubis sur l’ongle, et qui leur ont été pillées sans vergogne. 
Les détails de cette affaire sont tout simplement effarants. Révélateurs de ce qui a été infligé à d’honnêtes négociants, qui ont eu le malheur de se frotter à cette famille. 
Mais D.Bara a insisté pour que nous les dévoilions pas. Il dit faire confiance à la justice tunisienne, et il craint que toute révélation sur ce sujet ne soit perçue comme une forme pression. Nous respectons donc ses scrupules. 
Souhaitons-lui de retrouver son dû, et son honneur bafoué. 

S. Filali


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