DzActiviste.info Publié le dim 21 Oct 2012

Un article du quotidien El Watan de ce jour 21 octobre

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Droits de l’Homme: la commission européenne inspecte ses projets (un article de Nordine Douici).

La maison des droits de l’Homme et du citoyen de Tizi Ouzou (MDHCT) a réuni, samedi 20 octobre, des militants de la Ligue des droits de l’Homme, des représentants de la société civile avec la consultante externe en droit de l’Homme de la commission européenne,  l’Italienne, Nicol Briziobello.

 «Je suis ici dans le cadre d’une mission de monitoring des projets de formation financés par la commission Européenne. Ce programme est gérés au niveau local par la ligue algérienne des Droits de l’Homme», a déclaré Mme Briziobello.

Cette action, ajoute notre interlocutrice, porte sur «le renfoncement des capacités de la société civile à la pratique démocratique et aux droits de l’Homme ainsi qu’au plaidoyer et au lobbying».

Le but recherché à travers cette activité dont a bénéficié la Ligue des droits de l’Homme (LADDH) est, selon, la consultante, «le renforcement des associations qui activent au niveau local, en s’initiant aux notions des droits de l’Homme, d’autant plus que la société civile est très active, notamment à Tizi Ouzou et Bejaïa, et il y a une participation importante des citoyens qui sont à la recherche d’un cadre, en dépit du contexte difficile dans lequel elles évoluent».

 Lors de cette rencontre, modéré par M. A. Abbout, président de la MDHCT, adhérents et invités ont dressé un état des lieux de la situation des Droits de l’Homme en Algérie, considérés en perpétuel recul. Des entraves ont été également déplorées par les militants qui se disent être «mal perçus par les institutions».

Par ailleurs, à moins de deux mois des élections locales, les participants ont dénoncé les nouveaux codes, communal et de wilaya, ainsi que la loi sur les associations dont les dispositions, selon eux, «favorisent l’interférence et l’intervention de l’administration».

Invité de la MDHC, le docteur Boudarène, psychiatre et militant de la démocratie, a constaté que la chape de plomb imposée par le pouvoir a empêché les citoyens d’accéder à un niveau de conscience à même leur permettre de défendre leurs droits.

A ce titre, il a observé : «Il y a une sorte d’inertie et de désintéressement du citoyen algérien à la vie et à la gestion de la cité. Il faudra réfléchir et trouver des solutions susceptibles de conscientiser le citoyen, l’éveiller sur les problèmes qui se posent à lui et l’encourager à s’organiser».


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