DzActiviste.info Publié le mar 14 Mai 2013

Un militant rate l’enterrement de sa sœur à cause d’une arrestation arbitraire

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   Des membres de la Coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) ont été interpellés hier soir dans le quartier de Ruisseau (Alger).

« Nous marchions et au moment de quitter mes amis pour aller à la gare routière de Caroubier, subitement, trois 4*4 Sorento se sont arrêtées. Les policiers ont sorti leurs armes et nous ont demandé de les suivre au commissariat de la localité», raconte Aibek Abdelmalek Ag Sahli, coordinateur national de la CNDDC.

Cependant, les circonstances ont fait que cette arrestation coïncide avec le décès de la petite sœur de Aibek, morte à l’âge de 13 ans à l’hôpital Aït Idir (haute Casbah).
« J’ai tout essayé pour expliquer aux policiers que je dois impérativement me rendre à Ouargla pour assister à l’enterrement. J’ai leur ai également expliqué que le bus quitte la gare à 19h00. Entre Alger et Ouargla, il y a un trajet qui dure 12h. Mais ils n’ont pas voulu m’écouter. Ils nous ont embarqué de force. Pour eux, c’est un contrôle de routine. Examen de situation. Sauf que presque tous les commissariats de la capitale me connaissent. Alors pourquoi cet harcèlement », raconte-t-il, amer.
Aibek ajoute que « cela fait 20 jours que je suis à Alger pour suivre l’hospitalisation de ma sœur. Malheureusement elle est décédée. Alors j’ai entrepris les démarches pour le transfert du corps vers Ouargla, notre ville de résidence. A cause de cette arrestation, je ne peux assister à l’enterrement», a-t-il indiqué à El Watan à la sortie du commissariat.
Outre le coordinateur de la CNDDC, figurait parmi le groupe le blogueur Tarek Maameri. « Vous pouvez arrêter qui vous voulez. Mais pourquoi lorsqu’on vous expliquait qu’il doit partir à Ouargla pour assister à l’enterrement, vous n’avez rien voulu comprendre. Alors maintenant, vous devez réserver une place dans un avion pour qu’il soit dans la ville avant 7h00 », a affirmé Tarek aux policiers.
Ces derniers étaient visiblement embarrassés. Ils cherchaient à calmer la situation. Le commissaire a cependant indiqué qu’il ne peut rien faire.
Vers 23h00, les jeunes de la CNDDC ont quitté le commissariat. Un de leurs amis s’est porté volontaire pour les emmener à Ouargla. Mais Aibek a raté les obsèques, qui ont eu lieu ce mardi matin.
Par tradition, la population de Ouargla enterre ces morts avant 8h00.
Mehdi B.

Source:  El Watan


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