DzActiviste.info Publié le mer 7 Mai 2014

Une archive à propos de Mme Nouria Benghabrit-Remaoun. L’affaire du CRASC

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Madame Benghabrit-Remaoun vient d’être nommée Ministre de l’Éducation dans le nouveau gouvernement Sellal. Merci au compatriote journaliste qui nous a proposé cette archive. (La rédaction)

L’affaire du CRASC

Salima Ghezali
in Journal La Nation  le Mercredi 21 Novembre 2012

Mercredi 14 Novembre, l’invitée de la rédaction de la radio chaine 3 est la directrice du CRASC, Nouria Benghabrit Remaoun. Elle intervient à propos des élections communales. L’on n’apprendra ce jour là, à son écoute, strictement rien de plus sur le comportement politique et électoral des algériens que ce que d’innombrables articles de presse produisent quotidiennement depuis des décennies. Or, dans ce domaine comme en tout autre, le plus qu’apporte la recherche scientifique et l’expertise au débat public dépasse le fait de formuler des généralités. Il serait toutefois injuste de charger cette personne plus qu’une autre dans l’illustration de l’inadéquation entre la qualité du locuteur et la qualité du propos. Car, en la matière, ce n’était pas une première.

Ce cas sort du cadre de la critique du ronronnement du discours officiel auquel se prête trop souvent le personnel des institutions publiques, quand on apprend à travers un article de presse et une série de mails d’universitaires scandalisés, qu’au moment même où la directrice du CRASC tenait ses propos à la radio nationale, trois chercheurs de l’université d’Oran se dirigeaient vers le bureau du juge suite à une plainte pour atteinte à sa réputation. Le hasard est parfois troublant.

D’autres mails tomberont ensuite pour donner la position du Syndicat1 (CNES) et les précisions de la direction du CRASC. Des lecteurs enfin nous saisissent pour nous demander de retirer l’article que nous avions repris si nous ne voulions pas porter atteinte à notre crédibilité.

A quoi nous répondons humblement qu’en termes d’investigations dans les arcanes du monde universitaire, ou autre, nous n’avons jusqu’ici, hélas, aucune compétence ni crédibilité particulière à faire valoir. Nous essayons par contre de relayer un certain nombre de questions relatives aux dysfonctionnements qui participent de la crise nationale. La convocation devant le juge d’universitaires suite à une plainte de leur hiérarchie n’étant pas en cette affaire une première, il nous a paru utile d’ouvrir le débat. Aux universitaires de l’alimenter.

Le Professeur Guerid nous a fait l’amitié de participer régulièrement à alimenter notre site par des contributions de haute facture, nous a fait parvenir la lettre envoyée en date du 18 Décembre 2011 au Directeur général de la Recherche Scientifique et du Développement Technologique avec copie à Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et à Monsieur le Recteur de l’Université d’Oran. Ainsi que le recours adressé en date du 18 Juin 2012 au syndicat (CNES).

Notre respect pour la qualité de ses travaux et pour son implication dans l’alimentation du débat public ne nous donne aucune compétence pour prendre position sur le volet scientifique de l’affaire. Mais dans cette affaire il ne s’agit visiblement pas que de science, mais du climat qui règne au sein de l’Université Algérienne.

Il n’appartient du reste pas aux journalistes de juger de l’objectivité de la démarche scientifique d’une institution universitaire. Tant que les universitaires s’estimeront satisfaits du fonctionnement des institutions dont ils relèvent, dans les affaires qui les concernent, petites ou grandes, on n’aura que des opinions d’ordre général à faire valoir. N’importe qui peut aujourd’hui juger de la qualité de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, du classement international de nos universités, du niveau de nos enseignants et de nos chercheurs. De manière générale. Trop générale. Mais dans les affaires qui opposent des universitaires à leur hiérarchie, il ya ce qui relève du pénal, ce qui relève du jugement scientifique et ce qui relève de l’éthique. Le juge se prononcera sur le volet pénal. Mais il appartient aux universitaires de s’exprimer sur les aspects scientifique et éthique de l’affaire. Qu’ils soutiennent leurs collègues, l’administration ou qu’ils aient une autre vision des choses. Cela relève de leurs convictions et de l’intérêt qu’ils accordent à la « chose » universitaire.
Il ya problème quand une société fait silence sur tout ce qui fait problème.

La société est aussi ce qui empêche d’enfermer les citoyens dans le chemin qui va tout droit des bureaux de l’administion à ceux de la justice. Quand société il y a.

Références
1/ Au sujet de la présentation des professeurs de sociologie Guerid, Sbaa et Lakjaa devant le juge sur plainte du CRASC contre X, je vous fait suivre les éclaircissements que la direction de celui-ci m’a faits parvenir par mail, en les précédant du commentaire suivant:
Pour ma part, je pense qu’il suffit de répondre à un article de presse jugé diffamatoire (ou plus généralement des écrits ou propos tenus publiquement) par un autre article qui vise à en démonter les arguments et à en disqualifier ainsi l’auteur.
Depuis la condamnation du professeur Rouadjia à deux années de prison ferme en appel pour un article critique sur la gestion de l’université de Msila jusqu’à récemment celle d’une professeure de psychologie clinique de l’université d’Alger 2 à deux mois, la criminalisation des enseignants chercheurs n’a cessé de se multiplier. C’est dans ce climat délétère d’intimidations et d’inquiétudes suscitées dans notre université que la plainte d’une institution honorable tel que le CRASC n’est pas sans surprendre. Le retrait de la plainte ne contribuerait qu’à rehausser le crédit porté à cette institution et à sa direction. [Copie d’un mail reçu]

CRASC : Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle.

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Affaire CRASC : La lettre des enseignants

Djamel GUERID, Abdelkader LAKJAA, Rabeh SEBAA
Mercredi 21 Novembre 2012

A Monsieur Le Directeur général de la Recherche Scientifique et du Développement Technologique

Monsieur Le Directeur général

Nous avons le regret de porter à votre connaissance le cas flagrant de déni de justice et de « hogra » caractérisée dont nous avons été victimes de la part de la Direction du CRASC à propos des projets PNR.
Nous avons eu à proposer deux projets, le premier sur la Jeunesse, le second sur l’Algérie et la Méditerranée. Tous deux ont été refusés. Nous avons, comme le prévoit la réglementation, introduit des recours au mois de juin 2011 mais aucune réponse ne nous est parvenue. Nous avons alors conclu que nos projets ont été définitivement rejetés.

Notre conviction est que ces refus n’ont rien à voir avec la valeur scientifique de nos projets et ils ne sont que l’expression d’un règlement de comptes de la part de la Directrice de droit, Mme Noria Remaoun et du Directeur de fait, M. Hassan Remaoun..

Le différend dont il est question remonte à 13 ans et il avait trait à la conception de la recherche. En 1998, une équipe de trois chercheurs, tous membres fondateurs avait été chargée par le Conseil Scientifique du Crasc de travailler au recentrage du Centre. Pour ce faire, l’équipe a organisé des débats avec l’ensemble des chercheurs et proposé au Conseil scientifique de décider de recentrer le Crasc autour de sa mission principale, à savoir la production de connaissances sur notre société. Considérant que l’initiative était une atteinte à son pouvoir, la directrice en rejeta et le principe et les modalités. Il ne restait plus à des chercheurs qu’à tirer la conclusion de ce refus et à se retirer de l’institution. Les conditions nécessaires à une recherche digne de ce nom n’existaient plus. Ce premier retrait fut suivi par d’autres.

L’attitude peu universitaire de la Direction du Crasc était prévisible et, en vérité, si nous avions su que nos projets allaient ‘’atterrir’’ à cette institution, nous ne les aurions sûrement pas proposés.

Ce refus pose plusieurs problèmes de logique et d’éthique que nous exposerons brièvement dans ce qui suit :
1. Comment est-il logiquement possible de refuser les projets de chercheurs que l’on a, par ailleurs, sollicité pour être experts ? L’un, M. Guerid s’est excusé, l’autre, M. Sebaa a effectivement expertisé des projets. Est-il possible de faire confiance à des personnes pour expertiser les projets des autres et leur dénier toute compétence pour en formuler un ?
2. Est-il sérieux de douter de la capacité de chercheurs expérimentés à formuler un projet de recherche – formuler seulement – alors que par le passé, ils en ont formulé un grand nombre qu’ils ont mené à leur terme comme peuvent l’attester les publications qui en sont les concrétisations ?
3. Comment accepter cette inversion de l’ordre normal des choses qui consiste à charger des gens sans publications et sans crédibilité d’évaluer des projets de chercheurs confirmés et reconnus par leurs pairs ?
4. Comment expliquer que le projet de M. Rabeh Sebaa qui a eu la présence d’esprit de le proposer aussi au Cnepru ait été agréé par les experts de cet organisme et refusé par ceux du Crasc ?

De manière plus générale, et au vu de résultats des expertises dominées par le subjectivisme, les auteurs de cette lettre comme une grande partie de la communauté des chercheurs en sciences sociales et humaines ne peuvent pas ne pas se poser les questions suivantes :

• Pourquoi de nombreux projets ont été confiés, pour expertise, au Crasc alors que tout le monde sait qu’il n’a pas les moyens humains pour mener à bien cette tâche ?
• Pourquoi le principe de l’anonymat et de la confidentialité n’a pas été respecté ?
• Pourquoi ne pas avoir choisi un système plus objectif comme, par exemple, de confier l’expertise des projets oranais à des experts d’une autre région et inversement ?

La Tutelle comme la Direction générale de la recherche déplorent le fait que 80% des chercheurs ne soient pas de rang magistral. Et pourtant la Direction du Crasc n’hésite pas à fermer la recherche à trois chercheurs dont l’expérience est incontestable et qu’attestent :

• Les publications scientifiques nombreuses (ouvrages, articles dans des revues spécialisées, communications à des rencontres nationales et internationales)
• La direction de projets et d’équipes de recherches à l’Urasc-Crasc et ailleurs
• L’organisation de colloques internationaux et nationaux
• Deux des chercheurs sont membres fondateurs de l’Urasc devenue Crasc. M. Guerid a été Président du Conseil Scientifique de l’entité Urasc-Crasc de 1989 à 1997. M. Lakjaa a été membre du Conseil scientifique et du Conseil d’orientation de 1996 à 1998. De plus tous deux ont été parmi les premiers, au sein du Crasc et en dehors, à réfléchir sur les PNR, M. Guerid dans le domaine de la culture et M. Lakjaa dans celui des activités informelles puis dans celui de la jeunesse.

Nous avons accueilli avec soulagement la nouvelle stratégie de la recherche et les importants moyens mis en vue de son rapide développement. Nous nous permettons, cependant, de rappeler cette vérité universelle : la recherche n’est ni affaire d’argent ni affaire de moyens ni affaire d’institutions ; elle est d’abord et avant tout une affaire d’hommes.

Nous vous prions de bien vouloir examiner notre recours et nous vous demandons :

• De bien vouloir faire examiner nos projets par tous experts que vous choisiriez y compris des experts internationaux.
• L’expertise en sciences sociales et humaines étant toujours un acte relatif, nous vous prions, dans le même temps, de faire expertiser dans les mêmes conditions TOUS les projets agréés par les ‘’experts-maison’’.

En vérité, au-delà de cet acte de vengeance, ‘’vulgaire et subalterne’’, c’est le problème de la gouvernance et du fonctionnement du Crasc qui se pose. Cette institution n’a aucun des attributs de l’institution de recherche scientifique. Une institution de recherche a pour fin la production scientifique. Or des œuvres scientifiques, il y en a très peu surtout au vu des moyens colossaux mis à la disposition de cette institution. En vérité, il s’agit d’un véritable gâchis.

Devant cette situation, nous vous prions de bien vouloir faire en sorte que le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) soit enfin rendu à la communauté des chercheurs en sciences sociales et humaines.
Avec toute notre considération.

Oran le 18 Décembre 2011

Djamel GUERID, Professeur
Abdelkader LAKJAA, Maître de Conférences
Rabeh SEBAA, Maître de Conférences

– Copie à Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
– Copie à Monsieur le Recteur de l’Université d’Oran

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Accusés par le CRASC d’être les auteurs de lettres anonymes Trois professeurs de l’université d’Oran convoqués par le juge d’instruction

ZIAD SALAH
Dimanche 18 Novembre 2012

Mercredi dernier, trois professeurs de la faculté de sociologie de l’université Es Senia d’Oran ont défilé devant le juge d’instruction.

Il s’agit des professeurs Djamel Guerid, d’Abdelkader Lakjaa et de Rabah Sebaa. Ces trois enseignants ont été convoqués le 7 du mois en cours, mais la première présentation devant le juge d’instruction a été reportée. Pour l’instant, ils sont cités en tant que témoins dans une affaire de lettres anonymes. «C’est la procédure», nous explique un avocat. «De témoin, on peut passer au statut d’accusé», ajoute-t-il. Ce dont se doutaient les trois enseignants, irréprochables et dans leur vie privée et professionnelle, s’est avéré juste : le plaignant est Mme Remaoun Benghabrit Nouria, directrice du CRASC. Entre ces enseignants et Mme Remaoun, le courant ne passe pas, et ce, depuis quinze ans. Et ce n’est un secret pour personne. Depuis que Guerid et Lakjaa, parmi les fondateurs du CRASC, ont dénoncé par voie de presse la gestion autoritaire de ce centre de recherche. Donc, depuis la fi n des années 1990, les deux enseignants sont persona non grata au niveau de cette institution de la République censée réunir tous les chercheurs. En tout cas, ni Djamel Guerid ni Abdelkader Lakjaa n’ont été associés ou invités à intervenir dans une quelconque manifestation organisée par le CRASC depuis presque quinze ans. Mais tout le monde s’accommodait de cette situation de ni guerre ni paix. Ainsi va le monde universitaire ! Contacté par nos soins, Djamel Guerid reconnaît avoir été entendu par le juge. «Notre convocation par le juge fait suite à une plainte déposée par la directrice de CRASC, qui estime que la lettre de recours que nous avons adressée au directeur de la recherche scientifi que au ministère de l’Enseignement supérieur est diffamatoire et touche à sa dignité», a-t-il dit. Avant d’ajouter :

«A ce recours, s’ajoutent des lettres anonymes, dénonçant la gestion du CRASC, qu’elle essaye de nous coller.» Le juge, selon M. Guerid, s’est contenté d’écouter les mis en cause. Interrogé sur cette lettre de recours qu’ils ont envoyée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifi que, notre interlocuteur affirme que lui et ses deux collègues veulent protester contre l’injustice, et non pour porter atteinte à la personne de la directrice. Les deux protagonistes s’ignoraient superbement.

M. Guerid a encaissé, sans crier au scandale, son interdiction d’accès à la bibliothèque de cette citadelle de la recherche. Jusqu’à la fi n de la saison universitaire de l’an dernier, où M. Lakjaa et son camarade de toujours ont organisé une conférence de presse pour dénoncer le blocage par le CRASC d’un projet de recherche sur les jeunes, qu’ils devaient piloter avec d’autres chercheurs. Ce projet s’inscrit dans le cadre du PNRS (Plan national de la recherche scientifique). M. Aouragh, qui vient de démissionner suite à un scandale de plagiat, a chargé le CRASC d’expertiser tous les projets relevant des sciences humaines, comme préalable pour leur admission au niveau du PNRS. Les deux professeurs récusent l’expertise du CRASC et estiment que cette institution a tout simplement bloqué un projet d’une enquête nationale sur la jeunesse algérienne. La contre-expertise, par des spécialistes indépendants, voire étrangers, n’a jamais eu lieu. M. Aouragh, soupçonné d’être de connivence avec la responsable du CRASC, n’a jamais répondu à la requête des deux enseignants et de leur équipe. Signalons que dans le rapport fourni par le CRASC concernant le projet soumis à expertise, les experts du CRASC ne pouvaient pas remettre en cause la compétence des deux professeurs qui devaient piloter le projet. Donc, le différend entre MM. Guerid, Lakjaa et Sbaa, d’un côté, et Mme Remaoun, de l’autre, se rapporte, en principe, à une affaire de blocage d’un projet d’enquête nationale sur la jeunesse algérienne. On en sera plus quand la justice finira l’enquête.

Mais cette guéguerre nous renseigne sur la planète recherche scientifique en Algérie.

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Précisions du CRASC

Oran, le 18 novembre 2012
PRECISIONS AU COURRIER MAIL RECHERCHE EN JUSTICE

1. Une plainte a bien été déposée contre X pour diffamation, donc sans nom précis contrairement à ce qui a pu être déclaré. Elle fait suite à une série de lettres anonymes et de textes non signés diffusés par Facebook et d’articles de presse. Le contenu diffamatoire de ces écrits et surtout la volonté délibérée de nuire à l’institution ainsi qu’à ma personne, ne pouvaient que nous obliger à saisir la justice.

2. Les signataires des lettres, par le biais syndical ou de conférence de presse à propos du rejet de leurs projets PNR, mettent en cause les avis du conseil scientifique du CRASC élargi (39 membres), relatifs à l’évaluation de leurs projets de recherche. Ils refusent en fait toute évaluation par leurs pairs. Ils considèrent en fait qu’ils doivent jouir du privilège de l’auto-évaluation. Est-il besoin de rappeler que l’évaluation est un acte qui a cours dans toutes les institutions académiques à travers le monde et qui touche tous les travaux à caractère scientifique indépendamment de la qualité de leurs auteurs (215 experts mobilisés et 866 expertises réalisées).

3. Si ces collègues sont si sûrs de leur fait, pourquoi continuent-ils à distiller de fausses informations à la communauté universitaire au lieu tout simplement de mettre à sa disposition les textes de leurs projets ? Nos collègues habilités pourront ainsi juger sur pièce. Le CRASC tenu par des obligations de réserve, ne peut en effet rendre publiques les propositions de projets, ni les expertises qui en ont été faites.

4. Les leçons d’éthique et de déontologie universitaires doivent être appliquées par chacun à sa propre personne, avant d’être brandies chaque fois à la face des autres qui ne partagent pas la même optique. Un universitaire peut-il, en son âme et conscience, exprimer des solidarités qui ne soient pas fondées sur la recherche des faits et l’écoute de toutes les parties ? Il faut se féliciter que la grande masse de la communauté universitaire ait su faire preuve de la réserve qui s’impose en de pareilles circonstances. L’attitude de victimisation permanente, quel que soit l’objet des conflits ou des désaccords, alimente un climat délétère et dessert le processus de construction quotidienne d’un centre de recherche, aux normes internationales. Elle permet la banalisation des faits réels d’atteintes aux libertés académiques qui eux méritent par contre la mobilisation de la communauté universitaire.

5. C’est une affaire qui est entre les mains de la justice, et nul n’a le droit de faire pression sur l’institution en usant de réseaux divers par la désinformation tous azimuts.

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Affaire CRASC: Recours PNR

Djamel GUERID, Abdelkader LAKJAA, Rabeh SEBAA
Mercredi 21 Novembre 2012

Chers collègues

Convaincus que le rôle de notre syndicat ne peut se réduire à la seule défense des intérêts matériels et moraux des enseignants mais s’élargit aussi à la défense de l’institution universitaire, à la préservation de la liberté d’enseignement et de recherche et à la promotion de leur qualité, nous avons le regret de porter à votre connaissance ce fait particulièrement grave d’atteinte à la liberté de recherche.

En Mai 2010, nous proposons deux projets PNR, l’un sur la Jeunesse et l’autre sur l’Algérie et la Méditerranée selon les modalités arrêtées par la DRSDT. Ces projets sont expertisés par des gens désignés par le couple qui préside aux destinées du Crasc depuis sa création et ils ont été rejetés en Mai 2011.

Comme le stipule la réglementation, nous introduisons des recours, peu de temps après, mais aucune réponse ne nous parvient. Le 18 décembre 2011, nous écrivons une lettre d’explication et de recours à M. le Professeur Aourag, Directeur général de la Recherche scientifique et du Développement technologique. Dans cette lettre nous expliquons les raisons véritables qui sont à la base du rejet de nos projets. Aucune réponse ne nous parvient. Le 22 Janvier 2012, nous contactons, par téléphone, le Professeur Aourag qui nous informe qu’il a chargé trois experts (deux Etrangers et un Algérien) pour examiner et évaluer nos deux projets. Six mois après, nous attendons toujours. Enfin nous précisons que Monsieur le Ministre de l’ESRS ainsi que Monsieur le Recteur de l’Université d’Oran ont été tenus informés de cette affaire.

Nous voulons porter cet acte d’injustice à la connaissance de la communauté universitaire afin que chaque enseignant chercheur ne puisse pas dire : je ne savais pas….

Avec toute notre considération

– En attaché la lettre de recours et d’explication à M. le Professeur Aourag

Oran le 18 Juin 2012

Djamel Guerid, Professeur à la Faculté des Sciences sociales
Abdelkader LAKJAA, Maître de conférences à la Faculté des Sciences sociales
Rabeh SEBAA, Maître de conférences à la Faculté des Sciences sociales

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Merci au compatriote journaliste qui nous a proposé ce rappel. (La rédaction)


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Commentaire



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Displaying 1 Comments
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  1. Mebrouk Menar dit :

    Ce qui s’est passé à ces chercheurs , m’est arrivé avec l’organisation criminelle installée par le président depuis son arrivé au pouvoir . Auparavant(en 1999) et par respect aux institutions d’état , je lui est signalé le dysfonctionnement des ministère de la justice et l’intérieur (DGSN) ; mais actuellement et sans réserves je les accuses de corruption-organisée avec citation des noms des auteurs , et je persiste en tant que Menar Mebrouk inspecteur de police Mle:3511 et avocat , et signe auprès du parquet général de la corruption auprès de la cour d’Alger .

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