DzActiviste.info Publié le sam 11 Août 2012

Une méditation pour l’été (?)

Partager

(…) La vraie politique, la seule digne de ce nom, et d’ailleurs la seule que je consens à pratiquer, est la politique au service du prochain. Au service de la communauté. Au service des générations futures. Son fondement est éthique, en tant qu’elle n’est que la réalisation de la responsabilité de tous envers tous. C’est la responsabilité telle qu’en elle-même. Celle que j’appelle la responsabilité « supérieure », supérieure par le fait qu’elle s’ancre dans la métaphysique. Elle se nourrit de la certitude, consciente ou inconsciente, que rien ne se termine par la mort, car tout s’inscrit pour toujours, tout s’évalue ailleurs, quelque part « au dessus de nous de nous », dans ce que j’ai appelé la « mémoire de l’être », dans cette partie indissociable de l’ordre mystérieux du cosmos, de la nature et de la vie, que les croyants nomment Dieu, et au jugement duquel tout est soumis. 

Vaclav Havel (les méditations d’été)

Une méditation pour l'été (?) images  

Un propos de feu Vaclav Havel. Charismatique président tchécoslovaque, puis tchèque à la partition du pays. Une partition inéluctable et que, pourtant, il ne souhaitait pas. Il était connu pour son opposition farouche au régime communiste tchécoslovaque mais surtout pour avoir été un des artisans de la « révolution de velours » qui avait fait tomber le communisme dans ce pays… sans effusion de sang. Durant ses mandats de président, il en avait eu plusieurs, Vaclav Havel avait conduit la démocratisation de l’administration de son pays mais aussi celle de la société. Il était un président non partisan et n’appartenait à aucune idéologie ou parti politique. Ce qui lui avait, sans doute, valu sa popularité – « le seul président à n’avoir jamais voulu être élu » – et lui avait laissé toute la liberté dans l’initiative. Le sens de la responsabilité l’avait amené à mettre les intérêts de la communauté et de son pays au dessus de tout. Il projetait son action dans le lointain, pour les générations les plus éloignées mais aussi et surtout au delà de l’Homme; et le sens de son engagement avait pour seul juge, pour seul arbitre, sa conscience et sa foi. C’est pourquoi le peuple lui avait, plusieurs fois, fait confiance et que son charisme a débordé les limites de son pays pour forcer le respect de ses pairs, les autres chefs d’Etats, et de toute la communauté internationale.

Un propos à méditer par tous ceux qui veulent exercer le pouvoir, notamment par içi. Nous sommes en été…


Nombre de lectures: 384 Views
Embed This