DzActiviste.info Publié le dim 20 Avr 2014

Une pensée pour Tata Louiza…

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Louisa HanounUne pensée pour Tata Louiza…

« Là, la main, je la vois »

Rahim Zenati

Ce qui vient d’être infligé à notre pays est, naturellement, infiniment, triste… Ce serait vraiment faire preuve de naïveté et prendre des vessies pour des lanternes que d’avoir cru à autre chose. C’est bon, notre avenir est, désormais, entre « leurs » mains. On peut dormir sur nos deux oreilles. Tranquilles…

Mais, en même temps, j’ai une petite pensée pour notre Tata Louiza. Ce n’est pas de la tristesse. Non, juste une pensée, comme ça… Tout ça pour ça, devrions-nous dire. On lui réserve, vous rendez-vous compte, la 4e place, elle qui se voyait, à tout le moins, à la deuxième marche du podium… Non, mais quelle ingratitude à l’égard de notre Dame de fer nationale… à tout faire! Après toutes les cordes vocales qu’elle a usées et mises à rude épreuve, après tous les léchages de bottes auxquels elle s’est adonnée avec une rare frénésie, après toutes les élégies qu’elle a entonnées à la gloire de Sa « Fakhamatouhou », après toutes les embrassades enchevêtrées et dans tous les sens , « en veux-tu, en voilà !», après toutes les étreintes chaleureuses et intenses auxquelles elle se laisse aller à chaque fois qu’elle croise le président roulant… Après tout ça, elle ne pointe qu’à la QUAT-RI-ÈME position et, comble de l’humiliation, avec, seulement 140 253 insignifiantes pauvres et malheureuses voix, ce qui ne représente que 1.37 % des suffrages. Autant dire que dalle. Tension imprenable pour notre Séniorita trotskiste !

Franchement, sans vouloir faire un jeu de mots facile et pourri, je reste sans voix… Incrédule. Après tant de gesticulations, de sérénades, après toutes les mains de l’étranger qu’elle a fabriquées et qu’elle continuera à fabriquer pour faire peur et voler au secours d’un pouvoir étrange et étranger intérieur, rien que ça ! Je parie que même le pouvoir pour qui elle roule doit rire sous cape quand elle entonne le refrain. Et, il y’ en a même qui l’on entendue crier et psalmodier, toute seule, à hui-clos, dans l’immense salon de sa somptueuse villa de chef d’un parti des travailleurs, «La lil ayadi al kharijiya!». Et, au retour, on lui réserve un podium aussi ridicule, au bout d’une course-fable, à bout de souffle que même, La Fontaine n’aurait jamais pu imaginer. Sans règles, sans juge, sans recours et où le taux de la fraude défie toute concurrence.

A l’annonce des résultats, que tout le monde savait déjà dès le troisième mandat, elle se la joue fairplay et félicite le vainqueur par procuration. «Bouteflika a gagné. Le peuple a choisi la stabilité.» Appréciez ! Quelle éloquence ! Vous n’êtes pas prêts d’entendre ça avant cinq ans. « Le peuple a choisi la stabilité ! » En décodé et en plus clair, Tata Louiza qui continue à nous prendre pour des andouilles, insinue que ceux qui n’ont pas bradé leurs voix ou voté pour d’autres candidats, ont choisi la « destabilité » de leur pays, comme moi, par exemple. Mais, je la sais et la sens glacée, tétanisée. Elle n’a rien compris à ce qui lui arrive. C’est carrément la douche écossaise à l’algérienne. Je ne sais pas, mais mon petit doigt me dit qu’elle sera dans le prochain «gouvernement ». Peut-être, un lot de consolation pour celle qui se voit remise à sa place. Celle de l’éternel parfait lièvre. A défaut de nous montrer la main de l’étranger que seule, elle arrive à voir, elle prend une belle claque. Là, la main je la vois…

 


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