DzActiviste.info Publié le jeu 13 Juin 2013

Une petite halte d’aujourd’hui…Comme un retour à soi.

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joli-pont-sur-la-cureDevant l’écran, je passe aussi du temps à enregistrer des textes sélectionnés, afin de prendre une fois vraiment…du temps à bien les lire. Et chaque fois, le temps me manque ! Je ne me contente jamais de lire en diagonale, des documents qui me semblent importants. Chaque nouveau jour, j’opère souvent de la même façon que la veille et, ils ne cessent pas de s’accumuler. Mais Je ne me prends plus la tête à ce sujet. Et je me soucie moins d’avoir peut être raté des éléments qui peuvent contribuer à m’éclairer.

Et, je me réjouis aussi, d’avoir un peu fini avec ma soif de comprendre certains sujets , en me dénouant un peu, et d’avoir enfin « compris » mes interrogations sur le monde, sur les cultures différentes a semblé finir par me suffire. Et comme toutes les vérités ne sont pas dans les textes d’intellectuels, je me suis plus aidé en me référant à mes vécus, en me souvenant d’Ailleurs, puisque j’ai eu cette chance d’avoir connu des mondes « différents », quoique les nouvelles technologies de communications restent d’un grand apport pour les sédentaires…qui parfois, s’interrogent sur les vies d’Ailleurs.

En réalité c’est, en apprenant à mieux lire et à m’appliquer à l’écriture que j’ai fini par être intéressé que par mes mots, qui me parlent de mes maux. Noircir des feuilles blanches, me délivre quelques peu des malaises ressentis à force de ne pas être utile, de ne pas signifier quelque chose.
Et aussi souvent, lassé par les mêmes informations, l’envie d’écrire autre chose de plus important à mes yeux, que cette actualité ressassée au fil des articles et tant banalisée. J’ai fini par me convaincre que si chaque fois, je n’y peux rien devant tant de spectacle, pourquoi me l’imposer ? Même si Je me suis (un professeur que je tenais pour éminent m’avait mis en garde contre l’habitude de mauvaises choses) habitué maintenant, délivré de mes révoltes, à ces feux qui s’allument aux quatre coins du monde comme par intermittence. Je ne m’affole plus. D’ailleurs, lorsqu’on a vécu dans un pays, qui est resté longtemps, en véritable, proie à la barbarie, plus rien ne nous surprend, nous accable et nous terrasse.
Je les regarde moins. Tous ces journaux parlés. Et le temps du ressentiment n’est plus là. Et cesser d’en vouloir juste à une partie, délivre nos têtes et nos cœurs. Je veux dire qu’il ne faut pas tout le temps se focaliser sur l’injustice que fait subir le puissant au moins fort. Mais apprendre aussi à découvrir « l’adversaire » sans haine, afin d’alerter le monde sur ses méfaits…Afin de comprendre aussi que les violences sont le fait de tous les hommes, partout où qu’ils se trouvent.

Savoir aussi que d’autres violences dans un milieu bien déterminé par exemple, peuvent être aussi cruelles. Les interdits dans les mondes obscurs avaient aussi fait tant souffrir les hommes. Que seules les fuites dans des voyages en d’autres lieux de culture ont libéré !

L’actualité, en réalité, ne m’intéresse plus beaucoup aujourd’hui. Elle est parfois l’inessentiel à mes yeux. J’en avais, jusqu’à éprouver des lassitudes, regardé tant de journaux parlés.

Le monde est il ainsi fait depuis la nuit des temps ? Ne pourrions-nous jamais le changer un jour ?
Et maintenant, que je suis un peu revenu de mes vraies guerres d’amour d’exil –c’est bizarre que cela m’ait tant marqué—je me questionne plus, sur ma petite vie, sur mon vécu d’aujourd’hui. Et, marié, je me culpabilise de rester parfois, rêveur d’un autre événement heureux, d’autres rencontres interdites. Et je m’en veux. Pour la simple raison que ma compagne fait assez pour moi. Même si les années de nos étreintes folles et continuelles appartiennent déjà un peu au passé.

Et je me prends souvent, à philosopher sur ces unions libres que vivent les européens, et que vivent aussi quelques maghrébins. Si cela est une belle invention des hommes, je sais qu’avec elle qui partage ma petite vie, je ne franchirai pas le pas ; mon cœur ne supporterait point beaucoup de sensations. Alors parfois l’impression de malheur, comme dans une cage, sans pouvoir sortir. Pourtant, ce qui est difficile pour moi, est très simple pour certains, il leur suffit juste d’amasser ses affaires et partir, changer de vie. Si tout quitter est difficile, je ne comprends pas mes impossibilités à m’absenter juste quelques temps, quitter un peu la routine en ce village d’incommunications.

Je suis sûrement marqué par mon passé, mes années d’inconscience. Les européennes, lorsqu’elles n’en peuvent plus, larguent facilement les amarres à leur guise.

Je m’interdis de dire certaines choses à leur sujet, ou de les juger.

Comme du temps où je parlais à tord et à travers du racisme par exemple. Le fautif c’est moi ; il ne me fallait pas flancher et ne plus savoir où mettre les pieds. Ne pas les idéaliser. La femme est simplement un être humain avec ses qualités et ses défauts, avec ses forces et ses faiblesses. Gagner l’amitié, le respect d’un homme ou d’une femme, aux quatre coins du monde, est d’un apport certain. Alors respectons les donc plus puisque, souvent elles restent à écouter nos jérémiades, disponibles tout le temps à l’amitié

De Boghni le 13/06/2013
Amokrane Nourdine


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