DzActiviste.info Publié le sam 23 Nov 2013

Vie privée, privée de vie, entre big brother et dictature notre futur est jeté en pature

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Le futurologue en chef de Google annonce la fin de la vie privée : faut-il s’y résoudre ?

Vinton Cerf, considéré comme l’un des pères fondateurs d’Internet et futurologue chez Google, a annoncé que conserver une vie privée sur Internet ne sera plus la norme, et que cela sera à l’avenir un objectif quasiment inatteignable. Les réseaux semblent bien avoir jeté l’idée de vie privée aux oubliettes.

Vinton Cerf, l’un des précurseurs d’Internet et qui occupe le poste de Chief Internet Evangelist (sic) chez Google a récemment déclaré que sur le web « la vie privé sera anormale » et qu’il y aura « une difficulté croissante pour y parvenir ». L’imbrication de plus en plus importante d’Internet dans notre existence a-t-elle détruit notre vie privée ?

Fabrice Epelboin : Oui, incontestablement. Et par « internet », il faut entendre « systèmes d’informations » en général, c’est-à-dire que votre téléphone portable – fut-il de première génération – ou votre carte bancaire, par exemple, sont tout autant coupables que votre connexion internet.

Nous essaimons en permanence des informations personnelles, et ce à un rythme sans cesse plus important, c’est l’un des éléments de la vie moderne qu’il faut saisir pour comprendre l’ampleur du phénomène et la situation ‘numérique’ de la vie privée.

Si je sors de chez moi pour aller faire des courses au supermarché, mon opérateur téléphonique retiendra dans ses infrastructures informatique mon déplacement, par l’intermédiaire des antennes 3G qui ‘accrocheront’ mon portable tout au long du trajet qui me mène à Monoprix. Puis, une fois mes courses effectuées, le GIE Carte Bleu ainsi que ma banque, retiendront cet élément de ma vie privée, Monoprix – dont je possède une carte de fidélité – aura de son coté un inventaire complet de mes emplettes, lui permettant de savoir une multitude de choses à mon sujet : suis-je en couple ? (un « Mr » qui achète régulièrement des tampax ? C’est vraisemblable), quel est mon alimentation (bio ? équilibrée ? Trop de sucres ?), la taille de mon foyer (des enfants ? combien ? Quels âges ?) ma consommation d’alcool, etc, etc. Ces informations, co-détenues par Monoprix et le groupement d’intérêt économique « S’Miles », sont ensuite partagées avec une multitude d’acteurs, une pratique courante avec les cookies sur internet, mais qui n’a pas attendu internet pour exister. Voilà comment en à peine vingt minutes – le temps de faire mes courses – je disperse à travers une multitude de systèmes d’informations dont le grand public n’a pas vraiment conscience un nombre effrayant de données concernant directement ma vie privée. Vous noterez qu’à ce stade, je n’ai pas encore utilisé internet.

Une fois connecté (en rentrant du supermarché, donc), l’historique complet de mes navigations est conservé dans les datacenters de mon opérateur internet, et un nombre important de mes documents situés dans ‘le cloud’, c’est à dire dans d’autres datacenters, sont visibles de tout un tas d’entreprises, et ceci n’est qu’un tout petit aperçu des données ‘intimes’ que je disperse en utilisant internet. Si vous êtes chez un opérateur internet « partenaire » de la DGSE – comme l’a révélé récemment le Guardian – alors c’est la totalité des informations non chiffrées qui transitent entre votre machine et internet qui est analysée et qui alimente un « super profil » contenant une quantité astronomique de données vous concernant, vous, ainsi que vos relations. Du coup, en vertu des accords « Lustre » signés par la France en 2010 – comme la révélé le mois dernier la presse allemande – sur la base de documents fournis par Edward Snowden – ce sont aussi bien les services secrets anglais que la NSA qui peuvent potentiellement avoir accès à tout cela.

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