DzActiviste.info Publié le sam 16 Fév 2013

Viol sur Migrantes subsahariennes à Oran

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Communiqué du SNAPAP.
       
Insécurité à Oran
Deux migrantes subsahariennes agressées sexuellement, une heure après avoir été relâchées par la Police Centrale.
Il était 20h30 environ en ce 14 février 2013, lorsque la Police de la sûreté de la wilaya (Préfecture de Police) d’Oran, a relâché deux femmes migrantes, après les avoir  fichées, enregistrées et sommées de quitter le territoire national dans un délai de 15 jours, pour le délit récurrent de «migration clandestine». La Police paye un chauffeur de taxi pour faire conduire les deux jeunes filles d’origine subsahariennes  à leur domicile sis au quartier dit «El-Hassi », un lieu réputé pourtant très difficile.
Alors comment cette aberration policière a pu se produire ?, comment la police s’est débarrassée de ces femmes étrangères à une heure si tardive de la nuit, sachant bien qu’elles devaient se rendre dans un quartier ou les policiers eux-mêmes refuseraient  de s’y rendre en plein jour, s’ils sont sollicités par des citoyens en détresse. Ce crime qu’est le viol, a non seulement des coupables que la justice aura la mission d’identifier et  de condamner,  mais aussi un responsable,  qui se trouve être dans cette affaire,  l’irresponsable Police d’Oran.
La guerre au Mali ou le Mali en guerre, ne change finalement en rien à la situation des migrants subsahariens en Algérie, y compris pour les ressortissants Maliens. Les deux victimes ont été arrêtées parmi  une dizaine d’autres, tous trahis par la couleur de leur peau, suite à une rafle des services de sécurité, une semaine auparavant. Détenues pendant  huit jours,  condamnées à six mois de prison avec sursis pour délit de présence illégale sur le territoire, la Police n’a à aucun moment renoncer à la délivrance des décisions d’expulsion du territoire pour les Maliens ou d’autres subsahariens en situation irrégulière, contrairement au discours officiel, sachant bien que la frontière  est fermée avec le Mali.
Une fois le taxi est arrivé à destination, à «El-Hassi», les deux jeunes femmes qui étaient sorties de la prison des femmes de Gdyel (Daira d’Oran) le jour même à 17h00, puis du commissariat central à 20h30, sont inquiètes de parcourir le kilomètre à pieds  à travers ce quartier coupe-gorge à cette heure tardive, il est 21h00 environ. Pourtant,  il y a un peu de monde, elles voient un homme portant une barbe, elles se  disent alors, une occasion se présente pour marcher derrière lui, c’est une protection sûre.  A peine quelques mètres parcourus, trois assaillants les interceptent  avec  des couteaux, ils les fouillent à la recherche d’argent et d’objets de valeurs, le barbu ne prête aucune assistance, il continua son chemin.
Les agresseurs au nombre de trois, les emmènent alors de force vers une maison (en parpaing), se trouvant à 300 mètres de leur position. Ils étaient au moins une cinquantaine, les riverains à être les témoins de ce parcours forcé,  mais personne ne portera secours aux femmes aux larmes. L’agression est  malheureusement devenue dans ce quartier une activité physique acceptée par la majorité, surtout lorsque la victime est subsaharienne.
Une fois au domicile, celui-ci se trouvant à moins de trente mètres du lieu du culte de cette partie du bidonville,  un des agresseurs, ainsi que deux autres personnes commentent leur forfait. Il était question de faire la tournante,  si ce n’était la fuite d’une des victimes, qui a pu sortir et être secouru par un des habitants. Ce dernier  accompagné par la victime a réussi à libérer la seconde victime, en forçant son voisin de la faire sortir de chez lui.
La première victime s’est dirigée à la brigade de gendarmerie pour déposer une plainte pour viol aux environs de 23h00, chose qui n’a pas été faite. Le lendemain, la plainte a été enregistrée, et les victimes ont été emmenées par les gendarmes au lieu de l’agression et ainsi des présumés auteurs ont fait l’objet d’a  eunrrestation. Actuellement l’enquête est en cours.
Il faut signaler que ce quartier bidonville est livré à lui-même depuis des années, un refuge béni pour les grands truands, autrefois une zone de repli  pour les terroristes, enfin, une enclave où l’Etat est impuissant .
Pour/ Le Président du SNAPAP
Le chargé  du Dossier Migration.
Fouad HASSAM


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