DzActiviste.info Publié le lun 19 Mar 2012

Voxpopuli

Partager
 ENFIN, VOUS PARLEZ ! QUE VOTRE VOIX COUVRE LE CHAHUT DES REVANCHARDS !

 

Ses frères et sœurs étaient loin des arcanes du pouvoir 
Vous vous posez la question pertinente sur l’acharnement de certains «khorotos » sans épaisseur et d’autres intellos «batata» sur un fantôme mort il y a plus de 33 ans. 
Je me suis posé cette question et j’ai posté dans le journal El Fadjr un commentaire sous la rubrique «Point d’ordre» de l’estimable Saad Bouokba qui critiquait certains passages de l’essai autobiographique du moudjahid Tahar Zbiri. J’avais conclu mon commentaire en me questionnant sur le timing de toutes ces contributions et livres qui accablent un homme qui a laissé sa femme dans le dénuement, je me suis posé la question sur les agissements de Si Tahar Zbiri qui a tenté le coup d’Etat de 67 sous le prétexte que H. Boumediène dirigeait le pays de manière autoritaire et sans se référer à qui que ce soit, même si cela est totalement faux puisque sa stratégie de développement du pays était pensée par des experts sous la houlette de Belaïd Abdeslam, que cette stratégie était cohérente et hautement patriotique, je me suis posé à la fin la question sur l’attitude ambiguë de ce révolutionnaire qui condamnait le pouvoir personnel de Boumediène même si le but était de sortir le pays du sous-développement et que l’option était authentiquement nationaliste, alors qu’aujourd’hui, au vu et au su de tout le monde, Boutef personnifie le pouvoir personnel et autoritaire mais avec le vilain inconvénient, c’est que c’est une orientation antipatriotique et antinationale ; j’avais conclu mon post par «H. Boumediène vous empêchait de manger, Bouteflika vous fait gaver comme les oies destinées aux célébrations de Noël, est-il vrai que quand Zbiri mange, il devient sourd ?» Dans le même journal, j’ai écrit un post sous le titre «Boumediène et la méritocratie», j’ai apporté mon témoignage sur la grandeur de cet homme qui avait, comme tout le monde, des frères et des sœurs, mais qui avait gardé sa famille et fratrie loin des arcanes du pouvoir alors qu’aujourd’hui, notre conducator bien aimé a logé toute sa famille sous le chapiteau de la présidence (…) Juste pour vous dire que j’étais un petit gosse quand Si El Houari régnait, et défendre sa mémoire est un devoir patriotique. Salutations d’un patriote, acharné défenseur de Boumediène qui ne m’a construit ni un palais, ni donné une rente à vie, il a aimé son pays et l’a construit et c’est juste pour cela que nous l’avons respecté et que nous honorons sa mémoire. 
Allah yarham échouhadas, tahya El Jazaïr. 
Wahrani Boumediène

Nous voulons des preuves tangibles ! 
Je crois que vous faites allusion à Smaïl Mahroug (ministre algérien de confession chrétienne). Je suis de tout cœur avec vous. Il ne faut pas hésiter à damer le pion à ces gens qui agissent à la limite de la correction. Cette personne éprouve certainement de la haine à l’égard de Boumediène. Avec une véhémence, il ne respecte même pas le rang qu’occupait la personne dans le maquis et postindépendance. Lui, qui aime si bien l’Algérie, pourquoi ne pas mettre à profit son expérience, modeste soit-elle, au service du pays en sa qualité de «TTS Cordonator Muscat», je ne sais même pas ce que c’est. C’est comme si dans le pays dans lequel il vit, les gens étaient tous des saints (l’Amérique et sa démocratie si chère à Tocqueville). Dans ce pays, si on n’assassine pas pour raison d’Etat on le fait par intérêt. Et tout le monde y passe : président, autres personnalités politiques, personnes qui gravitent autour, etc. Le commanditaire ne sera jamais démasqué. Dans l’assassinat de JFK, Oswald a été reconnu coupable, d’autres par contre attribuent l’assassinat à «Lindon Johnson» son vice-président. On ne saura jamais rien, y compris pour la mort de Marylin Monroe. C’est vrai qu’on regrette la mort violente de ces grands hommes Abane Ramdane, Krim Belkacem, Khider. Qui a commandité les assassinats ? Personne ne sait et ne le saura. Pourquoi alors coller cette étiquette à Boumediène, de surcroît dans la mort des grands martyrs, les colonels Amirouche et El Haouès ? Est-ce qu’on a pu apporter des preuves tangibles ? Non. Aussi, s’évertuer de lui attribuer ces assassinats et en faire un délateur, sur de simples supputations, c’est aller trop vite en besogne. C’est vrai qu’au lendemain de l’indépendance, on s’est entretué pour s’accaparer du pouvoir. Il a fallu que le peuple sorte dans la rue scander «Sebaâ senine barakat» pour arrêter le massacre. Ce pouvoir qui intéressait tant de personnes, qui de nous saura comment il a pu se composer et prospérer ? Alors que certains voulaient en faire un grand pays totalement indépendant et fort, certains ont profité entre amis, famille, de ses richesses au détriment du bien-être de tout un peuple. Sans la présidence de Boumediène qui, malheureusement, ne dura que 13 ans, je me demande ce qui serait arrivé à ce pays. A l’orée de mes 65 ans, je découvre, non, je confirme comme beaucoup d’Algériens comme moi, qu’on «n’aime pas les hommes qui nous veulent du bien». Une preuve irréfutable, que nul ne peut contester : que se passe-t-il aujourd’hui, 34 ans après la mort du grand président ? Nous avons atteint le niveau le plus bas de la médiocrité. 

Bob. Med – Belcourt

On est fatigué des mensonges ! 
Je m’appelle Mohamed Soussoum, je vis à Aïn Bénian, en Algérie. Si je vous écris aujourd’hui, c’est suite à votre réponse du 14 mars 2012 à l’encontre de M. Mokrane Djaoumi dans votre billet «Tout ce que nous avons fait de mieux date de l’ère Boumediène». Khoya, mon compatriote, je tiens à vous saluer pour votre patriotisme, intégrité et singularité et de l’esprit constructif que vous avez. On est fatigué des mensonges, des gens qui regardent l’Algérie de l’extérieur et qui portent des accusations à gauche et à droite. Nous voulons des gens qui construisent cette Algérie notre patrie, notre mère, notre sang. La chronologie des événements cités dans l’article ne sont pas vérifiables ni justes puisque tous les hommes cités sont morts. Personne ne peut apporter de démenti sauf bien sûr un (Aït Ahmed du FFS), s’il veut bien libérer sa conscience de tous les fantômes qui le hantent. Monsieur, je tiens à vous dire que, heureusement, il y a des hommes comme vous en Algérie. Le président Boumediène était un homme d’Etat hors pair. Laissez ce peuple tranquille et allez vaquer ailleurs avec vos histoires à dormir debout. Personnellement, je suis fatigué de lire et d’écouter ces ragots. Vive l’Algérie Gloire à nos martyrs ! 

M. S.

Parlez, SVP, MM. Abdeslam et Ghozali ! 
Vraiment je ne comprends pas. Il n’y a que celui qui ne travaille pas et ne fournit pas d’efforts qui ne fait pas d’erreurs, et même des fautes graves, surtout dans un pays qui sort éreinté par plusieurs siècles de retards, héritages de la période coloniale ! Ne pas reconnaître que 1965-1978 fut une belle épopée dans le démarrage de l’édification de l’Algérie nouvelle et des réalisations positives est une hérésie. Boumediène avait su s’entourer du meilleur de la génération de managers (économistes, ingénieurs, diplomates, idéologues…) issus de l’Ecole du combat anté et post 54. C’était là la force de l’ère Boumediène. Voir reconnaître à cette période ses qualités par Lacouture, Balta… n’est pas négligeable, mais ce qui me désole, c’est de ne pas voir les A. Belaïd, S. A. Ghozali et tout le staff diplomatique prendre la défense de ces réalisations, dénoncer leur démantèlement ; ces réalisations sont tout de même le produit de leurs efforts ! Je ne sais pas pourquoi quelques-uns s’acharnent sur feu Boumediène et sur la stature de ce grand homme, faut-il être politicien pour savoir la vérité, ou il faut juste avoir un iota de bon sens pour dire haut et fort que la perte de cet homme n’est pas seulement celle des Algériens mais celle de tous les opprimés dans ce monde injuste ? Un simple raisonnement rationnel démontre tout. Est-ce qu’on avait des haraga dans l’ère Boumediène ? Est-ce qu’on avait des suicidaires ? Est-ce qu’on avait des scandales de corruption ? Est-ce qu’on recevait des ordres à cette époque ou on les donnait ? Est-ce que notre pays était La Mecque des révolutionnaire et le passage obligé des grands de ce monde ou est-ce qu’il était boudé ? (Voir la vidéo de son passage à l’ONU) ? Est-ce que notre drapeau a été brûlé ? Pour répondre à Mokhtar Ould Dada, notre lion a utilisé un diminutif qui reste gravé dans tous les esprits : «Si Mkhitir». Les hommes ont toujours été évalués correctement par les vrais hommes. Feu Boudiaf a tout dit là-dessus, j’avais 13 ans en 1978 lors de la tragique perte et je me rappelle bien d’une phrase que la majorité du peuple criait : «Réveille-toi, pauvre Algérien ; ton père est mort.» Rappelons-nous de la fameuse phrase : «Entre le prophète Mohamed et les nouveaux prophètes, le choix ne se pose pas et ne s’impose même pas.» Si Boumediène était vivant, on n’aurait pas à négocier avec des blaireaux pour un projet de société, si Boumediène était en vie, on ne mettrait pas l’Algérie dans les listes noires, si Boumediène était vivant, je serais chez moi et pas en exil. On ne peut pas cacher les rayons du soleil avec un tamis, l’homme qui est encore pleuré 34 ans après sa mort ne peut pas mourir : il est toujours vivant dans le cœur des millions, sur chaque pouce du territoire national. Reposez en paix, Monsieur le Président, on ne vous oubliera jamais 

Habbib – Ottawa

Hommage aux patriotes du service de renseignement algérien ! 
Voilà un autre lecteur du Soir d’Algérieque l’adjectif «boumediéniste» fait sortir de sa réserve. Je vous tire chapeau à chaque fois que vous prenez la défense de Boumediène sans perdre pour autant l’objectivité qu’on vous connaît. Notre compatriote Mokrane Djaoumi a passé en revue «le règne de Boukharouba» dans une chronologie qui commence, à ma grande surprise, en 1962 et qui porte la responsabilité de toutes les décisions prises par le président Ahmed Ben Bella. Il est employé dans cette chronologie des termes qui doivent être bien définis. L’armée des frontières n’est pas, comme le laissent entendre certains passages, une armée de colonisation. Il s’agit d’une armée qui s’est formée, contexte oblige, aux frontières Est et Ouest du pays et qui a joué un rôle important durant la guerre de Libération. La présence de cette armée représentait un poids non négligeable lors des Accords d’Evian sans oublier qu’elle a protégé les frontières nationales lors de la Guerre des sables, en 1963. Les services de renseignement ne se résumaient pas seulement à une police politique (même si personne ne peut nier leurs activités dans l’étouffement de toute opposition vue comme antirévolutionnaire), ils protégeaient les intérêts du pays partout dans le monde. Si la nationalisation des hydrocarbures a connu la fin victorieuse qu’on lui connaît, c’est, en grande partie, grâce à une mission d’espionnage de grande envergure menée par Rachid Tabti et financée par Messaoud Zougar (le premier est mort dans indifférence la plus totale et le second, accusé de haute trahison, a longtemps croupi en prison avant de mourir). Le Mossad a confirmé que seuls les services de renseignement algériens planifiaient des opérations purement offensives contre les intérêts israéliens pendant la «guerre d’usure». D’un autre côté, notons l’absence de toute référence à la politique économique, sociale et culturelle dans cette chronologie. J’invite les lecteurs à (re)lire à ce sujet l’intervention de Mme Anissa Boumediène dans les colonnes du Soir d’Algérie où elle donne des chiffres concrets concernant l’époque où Boumediène présidait aux destinées de l’Algérie (Anissa Boumediène : il semble que le fantôme de Boumediène fasse encore peur, Le soir d’Algérie, 21/01/2012). Houari Boumediène a, depuis sa mort, fait l’objet d’une campagne de dénigrement dont les auteurs ne se basent sur aucun fait historique. Aucune œuvre humaine n’est parfaite et un débat académique objectif sur le bilan du président Boumediène aurait été très instructif. Houari Boumediène était accusé par les islamistes d’être marxiste, accusé par les berbéristes d’être arabo-islamiste et accusé par les communiste d’être trop «à droite». Jonathan Swift disait : «Lorsqu’un génie apparaît en ce monde, on le reconnaît à ce que tous les imbéciles se liguent contre lui.» Pour conclure, je rappellerai que Mohamed Boudiaf, l’un des plus farouches opposants de Houari Boumediène, a dit le jour du décès de ce dernier : «Lui et moi n’étions pas d’accord sur bien des sujets. Mais en assistant à ses funérailles, j’ai eu le sentiment de m’être trompé. Un homme pleuré avec tant de sincérité par tout un peuple n’a pas pu faire de tort à la nation.» Vous (M. Farah) faites partie d’une génération qui, un certain 28 décembre 1979, a promis de poursuivre l’œuvre de H. Boumediène. N’ayant pas vécu cette époque, j’estime avoir fait cette promesse en «naissant algérien» : repose en paix Boumediène, nous continuerons ton œuvre. Je rajouterai donc un autre «adjectif» au vôtre : je suis un «boumediéniste convaincu». 

Ben – Oran


Nombre de lectures: 552 Views
Embed This