DzActiviste.info Publié le ven 27 Sep 2013

Y aura-t-il une présidentielle en avril 2014 ?

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V8Par Radjef Said
Selon les chiffres,  au bout d’un demi siècle d’indépendance, l’Algérie a organisé autant, sinon  plus d’élections que la France et le Royaume uni  réunis depuis plus d’un siècle. Mais qu’en est-il pour cette fois ci ? En principe, la présidentielle doit se tenir à la mi- avril 2014, mais  tous les indices laissent penser  qu’elle n’aura pas lieu. Rien ne laisse penser que le pays est à moins de six mois de cette échéance…  Le régime très divisé, sait qu’il ne peut pas l’organiser. Et le peuple, à bout de nerfs, va la boycotter massivement, alors que la fraude  n’est plus concevable dans un pays ou les tensions sociales ont atteint leur paroxysme.
Pourquoi le régime ne peut plus organiser  une élection présidentielle, comme l’exige la loi fondamentale du pays ?  Pourquoi l’Algérie est-elle incapable de designer  le futur successeur de Bouteflika usé par les maladies, incapable  de designer son chef de l’Etat au suffrage universel ?  L’Algérie est-elle devenue  un pays qui n’a guère les moyens de financer une campagne électorale ? Comment donc ce pays qui a organisé des centaines d’élections par le passé, au moment où les caisses de l’Etat étaient vides, est incapable d’organiser un scrutin au moment où ses réserves de change dépassent  les 240 milliards de dollars US ? Y aurait-il pénurie de candidats ? Ce n’est pas le cas : l’Algérie compte  près de deux millions d’universitaires parmi lesquels on peut relever des compétences mondialement reconnues. Des compétences qui peuvent redresser la situation et remettre au bout de quelques mois la nation sur les rails de la démocratie.
Ce n’est  pas la maladie de Bouteflika qui empêche le pays d’organiser une élection présidentielle. Si Bouteflika n’est pas une entrave à cette échéance, alors qu’est ce qui empêche le pays de se plier aux exigences de la loi fondamentale ?
A la vérité, l’Algérie est un pays à part, parce qu’il compte en son sein plusieurs régimes à la fois. Nous comptons au moins deux armées, l’une légale avec cependant plusieurs états majors, l’autre clandestine affiliée aux plus grands réseaux terroristes sponsorisés et manipulés par les firmes et les lobbies de la grosse industrie militaire et de la haute finance internationale. Sans parler de la multitude des DRS ou chaque chef à son propre candidat…Même Sahraoui Moussa, alias Bachir, alias Atmane, alias Tartag, alias Al Bombardi, alias …a son propre candidat : Ali Benflis.
 Comme il semble donc qu’il soit impossible d’organiser des élections et d’avoir plusieurs présidents à la fois,  et puisque tout le monde (à la tête Ahmed Fetani, H’mida Al Ayachi, Echourouk…) trouve formidable que le frère  d’un président (cliniquement mort depuis des mois) puisse à son tour devenir Président , la seule solution est de boycotter comme le peuple le prochain scrutin et pourquoi pas  supprimer ce simulacre de démocratie (qui, de toute façon, n’a jamais intéressé  les algériennes et les algériens) et d’instaurer la monarchie héréditaire : ce sera plus clair et moins cher !


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