DzActiviste.info Publié le sam 12 Mai 2012

Yacef Saadi, Ali Lapointe, un tandem pour assiégée la capital

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Ali LapointeEn décembre 1955, Au Gouvernement général, après l’échec complet de l’opération Yacef sur laquelle on comptait pour obtenir des renseignements précieux sur les milieux F.L.N., on écouta avec un vif intérêt la proposition de l’ancien sous-préfet de Guelma : Achiary.

Celui-ci, connaissant parfaitement le « milieu » de la Casbah, proposait de le prendre en main, de l’organiser et de le mettre au service de la lutte anti-F.L.N. Le plan est habile. En liaison avec certains policiers les plus importants et les mieux informés d’Alger, Achiary entreprit de convaincre les hommes du «milieu». Ce n’était pas très difficile d’autant que les commissaires d’Alger s’en servaient déjà pour des missions de police ordinaires. Achiary « contrôlait » pour sa part les frères Hamiche qui avaient été libérés alors qu’ils purgeaient une peine importante; Mostefa, «reconnaissant», mit la tribu Hamiche à la disposition. Et qui tenait Hamiche tenait le reste. Une très belle brochette fut placée dans la confidence: une ère de prospérité allait s’ouvrir si on acceptait de lutter contre le F.L.N. «D’autant, souligna Achiary, que si le F.L.N. gagne, la révolution vous balaiera! Ils empêchent déjà de boire, de fumer, de s’amuser… » Les frères Hamiche, les frères Hoya, Hacène le Bônois, Bud Abott, dit Boualem Buvette, Youssef Vintaï, et aussi les hommes de Vincent la Rascasse et de Jo Menella, des vieux durs à cuire qui connaissaient le « marché électoral » comme une source épisodique mais certaine de rentrées importantes, entendaient pareil langage. Les compensations seraient considérables.

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Article original rédigé par aziz3d et publié sur Guerre d’Algérie
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