DzActiviste.info Publié le lun 1 Oct 2012

Yacine Zaid kidnappé

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L’heure affichait 09h30. Le lieu, Hassi messaoud, wilaya de Ouargla dans le sud Algérien. À ce moment là, le bus transportant Yacine Zaid et nos camarades militants des droits de l’Homme se fait arrêté par la gendarmerie. Première impression, une question de routine. Vérification de papier et du laissé-passé.
Car à ce poste de vérification, Y en a qu’une seule règle et pas d’autres. Que vous soyez algérien ou non, Ils ne laissent personnes y passer, sauf si vous êtes résidant de la wilaya de Ouargla ou si vous possédez un laissé-passé, le visa du sud comme on l’appelle, qui vous permet l’accès à l’ile du grand trésor algérien.
Dés qu’ils ont vérifié l’identité de Yacine, un gendarme parle au chauffeur et lui dit : partez, car celui là, ne sera pas de route avec vous !
Les amis militants descendent du bus et décident de rester avec lui, alors que le bus démarre et continu son chemin vers Hassi Messaoud.
Vers 12h10, une Nissan blanche et sans matricule arrive, deux agents civils descendent et commencèrent à insulter Yacine et ce n’est pas tout. Ils l’ont malmené, ils l’ont tabassé, menotté puis conduit dans leur voiture vers où !!!! Vers nulle part !!!
Ils ne l’ont pas trouvé au commissariat ni même ailleurs ! Où est-il ? Personne ne le sait !!
D’abords, je commence par souhaiter que rien ne soit arrivé à notre ami, camarade de lutte et frère, Yacine.
Deuxièmement, j’aimerai bien que vous sachiez que rien ne me fait peur plus que l’Histoire. Elle écrira et elle réécrira sur chacun de nous. Mais elle parlera et beaucoup sur eux et ça restera pour des générations et des générations.
Elle dira qu’ils ont squatté le pays, l’ont rabaissé, piétiné, le peuple aussi.
Elle dira que nous sommes passés du colonialisme français à colonialisme Algérien.
Elle dira qu’ils ont favorisé, l’analphabétisme, la fraude, la fraude organisée, les vols, l’Etat policier, l’islamisme pour mettre à genou l’Etat et rendre son peuple faible et peureux et dépendant.
Elle dira, qu’ils ont fait de la délinquance une école, du FLN le père, de SONATRACH la mère, de Bouteflika le dieu et du système l’univers.
Mais elle n’oubliera pas surtout de dire, qu’ils ont fait de la jeunesse que nous sommes, une jeunesse sans histoire, sans culture, sans avenir et sans espoir.
Nous sommes là, parce que nos parents ont décidé ainsi et au lieu de vivre la vie, on se contente du minimum, on se bat pour survivre.
Survivre est la devise des Algériennes et Algériens. Moi, je me bats pour autre chose. Tout les militants Algérien se battent pour autres choses.
Nous, les militants des droits de l’Homme Algérien, nous militons, pour une Algérie meilleurs. Une Algérie où prospèrent les libertés et sente la vie.
Nous militons pour un Etat juste, un Etat de droits où tout le monde est au dessous de la loi.
Nous militons pour l’égalité des chances, l’égalité dans les droits et un niveau de vie meilleurs.
Nous militons pour des valeurs et n’ont rien pour autres choses.
Nous militons pour une vrais Algérie, républicaine, démocratiques et populaire.
Enfin,
Je milite pour que je puisse un jour être vraiment fier de mon pays et de ce que je suis.
Je milite pour que je puisse un jour aimer d’un amour vrai, ma patrie que j’ai vue  partir et me quitté peu à peu.
Je milite pour que je sois, moi-même et rien d’autre.
Aujourd’hui, nous sommes tous des YACINE ZAID. Nous sommes tous des femmes et des hommes libres et indépendants et nous militons tous pour l’Algérie de demain. L’Algérie qu’ABANE est ses camardes de lutte ont tant souhaités voir un jour et que le rêve soit enfin une réalité.


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