DzActiviste.info Publié le jeu 20 Mar 2014

Yen’amar !

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beni oui oui2Notre presse est géniale. Une info passée presque inaperçue pour cause « 4eme mandat » ! L’obsession ! Maître Bouchachi aurait démissionné de l’Assemblée populaire nationale. Le député du FFS aurait  remis hier sa lettre de démission au président de l’APN exprimant son rejet du fonctionnement de cette institution. La presse nous précise que « dans sa lettre de démission, M. Bouchachi, affirme même s’il savait à quoi s’attendre, il ne s’imaginait pas qu’une institution à laquelle est dévolue la noble mission de légiférer et représenter les Algériens pouvait être une institution «hors la loi» et «travailler dans le mépris total des représentants du peuple qui exerce sa souveraineté à travers eux».

Incroyable aveu ! Mais il lui a fallu du temps pour se rendre compte ! Du temps et quelques salaires quand même.
Traduction on ne peut parfaite de notre malédiction à vouloir copier des systèmes dans leur forme et pas dans leurs objectifs ou finalités. Il ne suffit pas d’autoriser des partis pour « être démocrate ». Il ne suffit pas de créer une APN pour rendre légitime ses décisions. La démocratie est un ETAT D’ESPRIT avant qu’elle ne soit un système de gouvernance de la cité. Paradoxalement, je ne suis pas sûr que ce système soit adapté à notre société, du moins dans sa phase de transformation actuelle. Pourquoi ? Parce que tout est faussé par un environnement socio-économique des plus défavorables. Il y a un temps pour tout dit on. Un temps pour réfléchir et un temps pour agir. Un temps pour préparer, un temps pour construire et un temps pour achever.

Lorsque le pouvoir algérien a institué le multipartisme, puis le régime parlementaire comme systèmes de gouvernance, il la fait par dépit et résignation. Parce que incapable de répondre aux aspirations légitimes des gens qui sont descendus dans la rue d’abord pour demander du travail, des logements décents, un système de protection sociale adéquat, une indépendance réelle de la justice par rapport au pouvoir, la fin de la corruption et des passe droits etc..
Une démocratie reposant sur le multipartisme, dans un pays assommé par les problèmes du quotidien est une illusion. Surtout lorsqu’on voit le honteux comportement d’une grande partie de notre « opposition » face aux épreuves que vit le pays. C’est aussi un leurre dans la mesure où l’individu est soumis à la loi du « plus grand nombre » et donc à un collectif. Ce qui, paradoxalement limite fortement les libertés individuelles. Même en occident, beaucoup se rendent compte des limites des systèmes dit parlementaires. Parce que les politiques, pour être élus, promettent monts et merveilles à leurs électeurs, puis une fois au pouvoir renoncent en grande partie à leurs promesses ou alors les tiennent mais en laissant des dettes faramineuses à ceux qui leur succèdent. Des exemples de pays « non démocratiques » mais où la prospérité des individus est réelle ne se comptent plus : des monarchies, des principautés, des régimes « forts » ont prouvé qu’il peut y avoir une alternative à cette « démocratie parlementaire » surtout lorsqu’elle est totalement faussée à la base comme nous le rappelle si bien M. Bouchachi.

L’Algérie a connu des « mini systèmes  démocratiques » dans certaines régions qui ont pourtant fait leur preuve.

Youcef L’Asnami


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