DzActiviste.info Publié le mer 9 Jan 2013

Yves Bonnet : La gratitude du ventre !

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L’inénarrable Yves Bonnet, ami très proche, voire même agent très spécial, d’une certaine aile du DRS, s’était particulièrement distingué, durant la décennie rouge, en apportant aux généraux génocidaires et tortionnaires algériens tout son talent, et surtout ses fonctions de patron, puis de pôle d’influence des services français. 
Nombreux, à l’époque avaient cru que cet homme agissait sans état d’âme, seulement préoccupé par les intérêts supérieurs de la France. Il n’en fut rien ! En fait, et pour le dire crûment, Yves Bonnet avait été recruté par la junte algérienne, à l’instar de certains hommes politiques, de journalistes, d’hommes d’affaires, et autres groupes de pression, pour que le carnage puisse se commettre à huis-clos. 
Yves Bonnet et les autres agents français du DRS firent tant et si bien, qu’ils surent même mettre une sourdine à leur conscience, si tant est qu’ils en aient une, puisqu’ils firent comme si de rien n’était même lorsque des ressortissants français furent sacrifiés à l’autel de la manipulation, de l’improvisation et de l’incompétence. L’affaire des moines de Tibhirine, que le DRS et ses affidés français ne parviennent pas à passer à la trappe, malgré une certaine indolence, pour rester prudent, de certains juges d’instruction, continue de les inquiéter tout particulièrement, parce que le sens de l’honneur et la conscience professionnelle continuent d’être l’apanage de magistrats qui refusent de se laisser acheter, et encore moins impressionner. Ils sont inquiets parce qu’ils savent que si cette affaire réussit à se dépêtrer de la gangue ignoble où elle a été ravalée, elle risquerait d’être le détonateur d’une explosion en chaîne, d’affaires toutes aussi scandaleuses les unes que les autres, tout aussi révélatrices, non seulement du caractère criminel de la junte algérienne, mais aussi de la connivence crapuleuse de hautes personnalités françaises avec des assassins de masse.

L’affaire des moines, qu’un juge d’instruction courageux refuse d’étouffer, ou de la mettre dans un coffre-fort, risque donc de mettre à nu l’atroce réalité, non seulement sur la nature du DRS, mais surtout sur celle de Grands Commis de l’État français, qui se sont abondamment sustentés à la mamelle algérienne.
Certains parmi eux, dont Yves Bonnet, qui s’est entre-temps engouffré dans le très lucratif créneau de l’expertise anti-terroriste, ont été appelés à la rescousse, par leurs amis d’hier, pour rempiler dans des équipes très spéciales, dont la mission est de conjurer toute perspective de printemps algérien. Ils se bousculent au portillon. Parce que la fortune engrangée par le régime algérien, à la faveur de la flambée des prix du pétrole, leur permet désormais d’être immensément généreux. Bien plus qu’ils ne l’ont été dans un récent passé. 
La fébrile passion que manifeste Yves Bonnet à l’Algérie, ou plutôt à l’oligarchie qui tient ce malheureux pays entre ses griffes, et les déclarations enflammées pour ses copains-coquins algériens qu’il sème dans les journaux du régime, ne sont certainement pas inspirées par une quelconque sympathie, toute platonique. Loin s’en faut ! 
Mais tant va la cruche à l’eau…
D.Benchenouf


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