DzActiviste.info Publié le mar 28 Mai 2013

Zeroual aurait dit non à toute éventualité de retour à la tête de l’Etat algérien

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Plusieurs groupes de responsables, et d’ex-responsables, y compris des chefs de l’armée, dit-on, se seraient relayés auprès de l’ex-Président Liamine Zeroual, pour l’exhorter à se porter candidat aux prochaines élections présidentielles. D’autres lui auraient demandé de se mettre, dans l’urgence, à la tête d’un Comité de Salut Public, aussitôt que l’article 88 de la constitution aura été mis en branle, pour destituer le Président Bouteflika.

Tous ces gens qui ont été rendre visite à l’ancien président, et qui se sont montrés particulièrement insistants auprès de lui, pour tenter de le convaincre, sont revenus tout à fait bredouilles.  Liamine Zeroual leur a opposé une fin de non-recevoir. Il s’est montré parfaitement au courant de la situation, et de sa gravité, mais il a poliment, et obstinément, décliné toutes les propositions. Un ancien Chef du Gouvernement, des généraux à la retraite, des émissaires de généraux en exercice, dont l’actuel Chef du Gouvernement, et un grand nombre de responsables de tous horizons, ont vainement tenté de le convaincre. On dit que certains ne sont partis le voir que pour sonder ses intentions. Mais Zeroual, égal à lui-même, sobre et bienveillant, a gentiment éconduit tout le monde.
Il n’a pas voulu expliquer  son refus, mais des gens qui le connaissent, et le côtoient, pensent qu’il n’a pas voulu répondre à ces sollicitations empressées pour des raisons qui l’ont particulièrement heurté. Il considère que parmi ceux-là mêmes qu’il a reçus chez lui, certains ont une grande responsabilité dans ce qui est advenu au pays, de catastrophes et de dévastation. Mais en plus de nombreuses autres causes de son refus, toutes aussi alarmantes les unes que les autres, Zeroual estime que la situation est arrivée à un point de gravité telle qu’il sera vraisemblablement impossible de la redresser. En somme, en plus de son aversion pour ce régime dont il a fait partie, si longtemps, et aux plus hautes charges, il ne serait pas loin de considérer que ce sera mission impossible pour celui qui prendra la relève de Bouteflika.
Une lecture que partagent tous ceux qui ont une idée exacte de la situation, et qui savent que la maison Algérie ne tient plus qu’à un cheveu.

DB


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